Archives Mensuelles: avril 2014

L’OL et les arbitres : une grande histoire d’amour !


Vous n’avez pas pu passer à côté des derniers événements en date : les fautes d’arbitrage.

Cette année semble être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les autorités du football tirent la sonnette d’alarme, alors qu’aucun arbitre français n’a été convoqué pour participer au Mondial cet été au Brésil (J-49 pour rappel) ; un scandale et une dévalorisation de l’arbitrage français fait la Une des journaux sportifs.

 

L’Olympique Lyonnais, plus particulièrement, semble être le bouc émissaire de l’arbitrage français.

L’actualité récente a été marqué notamment par les coups de gueule de l’entraineur et du président lyonnais. Tout deux ont montré leur agacement face aux erreurs d’arbitrage récurrentes en leur défaveur.

Dernière intervention en date de Rémi Garde, la semaine dernière, en finale de Coupe de la Ligue face au PSG :

On perd la finale sur une erreur d’arbitrage. C’est plus facile de mettre deux matches de suspension à Clément Grenier pour des mots de vestiaires que de prendre une bonne décision avec cinq arbitres. Je suis extrêmement triste de perdre sur une double erreur. Il n’y avait pas faute et l’action se déroule en dehors de la surface. A quoi sert le cinquième arbitre qui doit être bien placé ?!

Pour illustrer ce constat, retour en image sur les erreurs plus ou moins flagrantes discréditant les arbitres français

Lyon-Monaco : Hors-jeu d'un joueur monegasque sous les yeux de l'arbitre de touche ! But par la suite.

Lyon-Monaco : Hors-jeu d’un joueur monegasque sous les yeux de l’arbitre de touche ! But par la suite.

Lyon-Monaco : Second hors-jeu pour Monaco, non sifflé par l'arbitre central. En regardant plus pointilleusement, on remarque le retard de l'arbitre de touche sur l'action. But par la suite.

Lyon-Monaco : Second hors-jeu pour Monaco, non sifflé par l’arbitre central. En regardant plus pointilleusement, on remarque le retard de l’arbitre de touche sur l’action. But par la suite.

Rien que sur le match Lyon-Monaco, 2 erreurs d’arbitrages ont été recensés et qui se concluent par des buts. Au final, défaite 3-2 du club rhodanien, sans les errreurs, le résultat aurait été tout autre. De quoi agacer sérieusement les dirigeants et joueurs lyonnais, qui n’avaient aucunement besoin d’une nouvelle contrainte pour accrocher une place en Europe cette saison.

En championnat, mais aussi en Coupe !

En finale de Coupe de la Ligue, la « faute » est moins flagrante mais coûte cher à l’Olympique Lyonnais, qui a concédé deux buts au Stade de France dont un sur le penalty qui sera sifflé à la suite de ce léger contact entre le gardien lyonnais, Lopes, et le milieu offensif du Paris Saint-Germain, Lucas.

Le gardien Lopes sort de sa surface d'une façon assez spéctaculaire, sans contact clairement identifié. L'arbitre n'hésite pas une seconde à siffler pénalty alors que le gardien se situait en dehors de sa surface.

Le gardien Lopes sort de sa surface d’une façon assez spéctaculaire, sans contact clairement identifié. L’arbitre n’hésite pas une seconde à siffler pénalty alors que le gardien se situait en dehors de sa surface.

D’autres clubs n’ont pas été épargnés par les erreurs d’arbitrage. Lyon, en a été toutefois une proie facile !

 

Dans les colonnes du Parisien, Michel Platini, président de l’UEFA, a montré aujourd’hui son mécontentement face aux performances catastrophiques des arbitres français.

Je cite :

A titre personnel, je suis toujours hostile à l’arrivée de la technologie dans l’arbitrage.
La finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et Lyon a été entachée par une grosse erreur d’arbitrage ? Mais allez mettre des lunettes à M. Lannoy  ! Il est payé pour voir si la faute est ou non dans la surface.

C’est comme les hors-jeu de Monaco face à Lyon : les arbitres ne sont pas sur la ligne du dernier défenseur. Qu’est ce que vous voulez que j’y fasse  ? Si les arbitres ne voient pas ou qu’ils se trompent, c’est qu’ils sont mauvais.

De mon point de vue, la solution idéale, cela reste le système à cinq arbitres.

Pour rebondir et émettre une critique personnelle face aux sytèmes à cinq arbitres, je pense que le 5ème arbitre, placé à côté des cages, ne peut pas juger un hors-jeu depuis sa position, il se trouve face au joueur en position de hors-jeu.

Pour moi, il s’agit d’un manque d’efficacité et de concentration des arbitres situés aux abords de la pelouse. Ils sont le dernier rempart avant la concrétisation d’un éventuel but et font preuve d’innatention assez régulièrement selon moi.

Faut-il revoir le système de formation des arbitres en France ?

J’attend vos réactions face à cet article et cette question cruciale dans les années à venir.

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Interview exclusive avec Raphael Sebaoun


C’est avec un plaisir immense que nous vous présentons Raphael Sebaoun, journaliste à l’Equipe 21 et 3ème oeil dans l’Equipe du Matin. Il a répondu avec joie aux questions du RDV des Supporters sur sa profession et sa vision du football actuel.

 

1. Vous êtes 3ème oeil dans l’Equipe du Matin. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette émission ?

– Le principe est de traiter l’actualité sportive de manière insolite et décalée. Le matin, c’est important de réveiller les gens dans la bone humeur et qu’ils partent au travail avec le sourire.

2. Le journalisme est votre passion, mais à quel moment est-elle apparue ?

– Depuis mon plus jeune âge. Quand j’étais gamin, le père d’un ami à moi, journaliste sportif reconnu à l’époque et décédé lorsque j’étais en 5ème, m’a dooné envie de faire ce travail. Lorsqu’il nous racontait ses journées, je me disais : « ce serait cool de faire le même travail plus tard ». Arriver à lier sa passion avec son travail, ça n’a pas de prix !

3. Personnellement, quel sportif/club supportez-vous ?

– Etant de Paris, j’ai une préférence pour le PSG. Je suis toujours allé au Parc des Princes. Après, cela ne m’empêche pas d’être neutre et objectif à l’antenne.

4. Pour aborder notre championnat français, pensez-vous que la Ligue 1 peut rivaliser avec les autres championnats européens ? Par ailleurs, il y a-t-il une réelle concurrence en Ligue 1 ?

– Aujourd’hui soyons réaliste : on est en dessous des autres grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie). Même le Portugal est passé devant nous à l’indice UEFA. Il suffit de regarder nos résultats en Coupe d’Europe pour voir notre niveau. Aujourd’hui, il y a le PSG et les autres. Espérons que Monaco soit dès la saison prochaine un candidat sérieux pour bousculer un peu la chose !

5. Qui voyez-vous descendre en Ligue 2 à la fin de saison parmi les équipes de Ligue 1 ?

– Ajaccio, Valenciennes et… Guingamp ! Je crois que Sochaux va se maintenir. C’est impressionnant ce que Renard a réussi à faire en cette fin de saison.

6. Dans le sens inverse, qui voyez-vous accéder à la 3ème place du championnat ? Lyon, St Etienne, Lille, … ?

– Lille ! C’est solide, régulier, à l’inverse de Saint-Etienne ou Lyon.

7. Dans un article précédant de mon blog, j’ai évoqué un arbitrage français plus que laborieux. Quel est votre avis sur la non-qualification des arbitres français à la Coupe du Monde au Brésil cet été ?

– Il n’y a qu’à voir le mauvais arbitrage de Monsieur Lannoy en finale de la Coupe de la Ligue, qui est censé être notre meilleur arbitre. Les arbitres frnaçais et leurs dirigeants doivent se remettre en cause. Certes ailleurs aussi il y a des erreurs, mais pas autant qu’en France. Donc c’est logique de ne pas en voir un au Mondial. Après, il faut aussi les aider à retrouver le chemin du succès.

8. Je suppose que vous allez suivre avec intention le Mondial au Brésil cet été. Quel sera, selon-vous, la place des Bleus à l’issue de la compétition ?

– 1/4 pour moi, c’est l’objectif ! Sur le papier, on est dans une poule où l’on doit finir 1er, et en 1/8, si on évite l’Argentine, c’est abordable. Maintenant, il y a 4 ans, on devait sortir facilement de la poule aussi… et vous connaissez la suite !

9. Parmi les matchs que vous commentez, l’un d’entre eux vous a t-il marqué ? Pourquoi ?

– Il y en a un qui m’avait particulièrement marqué et que j’avais commenté en direct, en Europa League… un PSG-Twente en 2008. A l’époque, je bossais pour RTL-L’Equipe. Et Paris devait gagner 4-0 pour se qualifier car dans le même temps, Santander battait 3-1 Manchester City. Et il fallait que le PSG marque un but de plus que les espagnols pour atteindre le tour suivant. L’ambiance au Parc était folle !

10. En lien avec l’actualité récente, Bielsa est-il une bonne solution pour l’OM ?

– Franchement, je ne sais pas. Difficile de juger avant. Je crois qu’à l’OM, il y a d’autres problèmes à régler, autour du club. Des gens qui pourrissent son bon fonctionnement.

11. Revenons sur la défaite du PSG face à Chelsea. Quelles leçons faut-il tirer de cette confrontation au sommet ?

– Que Paris fait partie du TOP 8 Européen, mais pas encore du TOP 4. Le PSG a manqué d’expérience, de lucidité, et à ce niveau, des petits détails font toujours la différence. Mais je ne m’inquiète pas trop. Paris a énormément progressé par rapport à la saison passée.

12. Selon vous, est-ce la fin du règne catalan dans la sphère du football ? Que manque-t-il au FC Barcelone pour retrouver son niveau d’antan ?

– Attendons déjà de voir s’il remporte la Liga ou pas. Ils sont toujours en course même si cela semble compliqué. Mais c’est sûr que cla ressemble à la fin d’un cycle. Après, ils ont un centre de formation de qualité, l’un des meilleurs au monde. Regardez, le Barça a remporté cette saison la Youth League (la ligue des champions des -19 ans).

13. Pour terminer, vous réagissez souvent avec les internautes sur Twitter. Pourquoi une telle proximité avec les supporters ?

– Tout simplement car je trouve que c’est le but des réseaux sociaux. Tout le monde peut échanger, donner son avis, son analyse, et je trouve celà sympa et enrichissant !

 

M. Raphael Sebaoun, merci pour vos réponses. C’est un immense honneur pour moi d’avoir pu vous poser mes questions footballistiques.

Bonne continuation pour la suite et longue vie au 3ème Oeil !

 

Interview réalisé le 22/04/14  par Alexis FONTANA

Lyon : L’atout jeunesse ?


A la suite de la défaite face à la Juventus de Turin dans la soirée d’hier, la question se pose : Lyon a-t-il les cartes en main pour rivaliser à l’échelle européenne ?

L’Olympique Lyonnais.

On se souvient encore des années de gloire où le club dominait incontestablement la Ligue 1. Des joueurs, dont les supporters lyonnais se souviendront longtemps, ont foulé la pelouse du Stade Gerland aux grands damnes des équipes adverses. Nous pouvons citer Cris, le chauve défenseur brésilien, pilier de la défense lyonnaise, ou bien Juninho, le très expérimenté tireur de coup franc aux statistiques exceptionnelles (44 buts sur coup franc sur la totalité de sa carrière avec Lyon). Ils ont tout deux contribuer à accentuer la domination lyonnaise entre 2001 et 2008 en s’adjugeant pas moins de 7 titres de Champion de France.

Mais aujourd’hui, la réalité est tout autre, les joyaux de Lyon ont disparu peu à peu des radars. L’OL a donc dû miser sur la jeunesse, avec des joueurs issus du centre de formation sans véritable expérience du football professionnel.

La faute au manque de liquidité de Lyon ?

Jean-Michel Aulas, actuel président de l’Olympique Lyonnais, annonçait il y a quelques années que le club ne pouvait plus se permettre de recruter des joueurs de haut standing.

A l’heure où le football business connait ses heures de gloire, l’OL n’a plus la possibilité de rivaliser financièrement avec les clubs en Europe. La tâche semble donc difficile pour le club qui espère tenir une légitimité le plus longtemps possible.

Par ailleurs, la Ligue 1 connait un renouveau depuis l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers issus de la péninsule arabique et de l’élite communiste dans le club de la capitale et de la principauté. De quoi creuser l’écart et ne laisser aucune chance aux lyonnais d’accrocher le titre qu’il ont côtoyé durant quelques années.

Le manque d’expérience des jeunes lyonnais

Lyon, de ce fait, s’est donc tourné vers son centre de formation pour compléter ou du moins créer un nouvel effectif jeune. A noter que la réputation du centre de formation lyonnais est sans égale depuis que l’OL a devancé le leader Sochaux au classement des centres de formation édité par la F.F.F.

Mais est-ce suffisant pour rivaliser contre les autres équipes de Ligue 1 ? La question se pose, les inconvénients sont multiples tandis que les avantages sont difficilement repérables. Le manque d’expérience, la jeunesse pas assez conforme aux attentes de la Ligue 1 ou bien le manque d’intelligence dans le jeu sont souvent reprochés au club lyonnais lors des défaites en championnat. Les avantages semble être la fraicheur et la jeunesse des joueurs qui pourront prolonger par la suite avec leur club. Quelques pépites ont réussi à s’imposer tels que l’excellent milieu de terrain Clément Grenier ou Jimmy Briand, attaquant vedette des lyonnais aux côtés du (seul) expérimenté Bafetimbi Gomis. Il s’agit sans doute d’un pari à long terme pour le club rhodanien.

Pour répondre à la question, je pense personnellement que oui, Lyon possède un atout indéniable qui est un centre de formation ultra-moderne où les joueurs possèdent une formation complète pour préparer au mieux l’avenir.

Le pari est donc intéressant alors que l’UEFA est en train d’élaborer un projet de fair-play financier. L’OL pourrait devancer les autres équipes au niveau de la formation dans les prochaines années.

En revanche, la réponse à la sous-question est pour moi négative. Actuellement, Lyon ne peut pas rivaliser à l’échelle européenne comme le montre cette défaite face à la Juventus de Turin hier soir malgré une prestation et un jeu assez satisfaisant pour une équipe de ce niveau. A long terme et avec une expérience plus grande, l’OL pourra espérer un avenir en Europe plus favorable et redorera l’image d’un club qui a perdu peu à peu son image dominatrice du championnat français.

Les supporters lyonnais attendent ce moment avec impatience !

Interview exclusive avec Jérémy Choplin


Aujourd’hui, Jérémy Choplin, défenseur au FC Metz a accepté de répondre à nos questions sur sa personne, son entourage et son club. A savoir que le club de Metz est actuellement leader de Ligue 2 !

1. Que pouvez me dire sur votre situation dans le club de Metz depuis votre arrivée le 29 juillet 2013 ?

– Je suis venu aider le club pour remonter en Ligue 1, nous sommes 1er depuis cet hiver donc tout va pour le mieux. L’objectif est en passe d’être atteint.

2. Vous êtes actuellement leader de Ligue 2 avec 5 points d’avance sur votre poursuivant, le RC Lens, quel est votre objectif à la fin de saison ?

– Depuis que nous avons acquis notre maintien en janvier, notre objectif en début de saison ; nous jouons la montée en Ligue 1. Et puisque nous sommes premiers depuis la fin du mois d’octobre, nous espérons le rester jusqu’à la fin de la saison et donc être champion.

3. Vous êtes un acteur majeur de la montée du SC Bastia parmi l’élite (national, Ligue 2 puis Ligue 1), que gardez-vous de cette expérience ?

– De supers souvenirs et des moments inoubliables dans une carrière. J’espère revivre la même expérience avec le FC Metz.

4. Quels sont vos ambitions de carrière ? Une éventuelle prolongation en Ligue 1 avec le FC Metz, ce qui serait une première pour vous ?

– Mon ambition est de rejouer en Ligue 1 avec le FC Metz.

5. Qui voyez-vous descendre en Ligue 2 à la fin de saison parmi les équipes de Ligue 1 ?

Ajaccio, Sochaux et Valenciennes, je ne pense pas qu’il y aura de gros changements par rapport au classement actuel.

6. Vous évoluez au poste de défenseur au FC Metz, quelle est votre référence à ce poste ? Et globalement, votre référence footballistique, tous postes confondues ?

– Thiago Silva est ma référence à ce poste, c’est un joueur costaud et propre techniquement et c’est un des meilleurs défenseurs du monde. Tous postes confondues, je dirais Messi, c’est le meilleur joueur de tous les temps.

7. Y a-t-il un match référence parmi les matchs que vous avez joués jusqu’à maintenant ?

– Je n’ai pas de match référence, j’essaie de mouiller le maillot et de donner le maximum à chaque rencontre.

8. Dans un article précédent de mon blog, j’ai fait paraître les erreurs d’arbitrage en France. Quelle est, pour vous, l’erreur d’arbitrage qui vous a fait le plus sourire durant votre carrière ?

– Je n’ai pas de souvenirs précis mais c’est vrai que le football a évolué énormément de nos jours et peut-être que le système d’arbitrage doit évoluer lui aussi.

9. Êtes-vous supporter (pays/club) ?

– Je supporte les clubs où j’ai joué. Je suis aussi supporter des Bleus.

10. Votre occupation préférée en dehors du foot ?

– Le rugby, le cinéma et le handball.

11. Je suppose que vous allez suivre avec intention le Mondial au Brésil cet été. Quel sera, selon-vous, la place des Bleus à l’issue de la compétition ?

– Je vois bien les Bleus faire un beau parcours, en tout cas je l’espère, cela pourra faire du bien à l’image du football français.

12. Pour finir, que peut-on vous souhaitez pour la suite de votre carrière ?

– La montée en Ligue 1 au plus vite avec Metz, une longue carrière et jouer au plus haut niveau possible.

Le RDV des supporters remercie Jérémy Choplin qui a répondu à nos questions en toute franchise.

Vous pouvez le suivre sur Twitter

Interview réalisé le 04/04/2014

Un maintien difficile à assurer pour l’ETG


Au fil des semaines, on se rend compte que certains clubs se détache du classement, se rapprochant du top 10 pour certains ou chutant vers la zone de relégation pour les autres.

Aujourd’hui, intéressons-nous à un club promu en Ligue 1 il y a maintenant 3 ans : Evian Thonon Gaillard.

Le club haut-savoyard, auteur d’une ascension rapide entre 2009 et 2011 avec le titre de Champion de National et de Ligue 2 en seulement 2 ans est une figure de la réussite d’un groupe pour atteindre les sommets.

Depuis 3 ans, l’ETG est dans une toute autre perspective, celle de se maintenir parmi l’élite du football français. L’histoire de la Ligue 1 et quelques statistiques ont montré qu’il est difficile de se maintenir à la fin de la seconde saison parmi l’élite, du fait du manque de fraicheur des joueurs et sans doute d’avoir pris conscience du niveau dans lequel évolue l’effectif.

Mais le club haut savoyard, qui a vu passé au total 3 entraineurs lors de ces 3 dernières saisons (Bernard Casoni, Pablo Correa et Pascal Dupraz, l’actuel technicien des roses) a réussi à contrecarrer cette statistique peu réjouissante pour les clubs promus.

Toutefois, cette saison parmi l’élite semble plus difficile que les autres, actuel 17ème avec 5 points d’avance sur son poursuivant : Valenciennes, premier reléguable ; l’ETG semble irrégulier dans ces performances.

D’un côté, des performances spectaculaires …

Le club haut-savoyard est réputé pour sa pelouse, indignes de la Ligue 1 pour certains, qui aurait favoriser la victoire des Roses contre les grosses écuries de la Ligue 1.

L’ETG est l’unique club à avoir non seulement vaincu le galactique Paris-Saint-Germain version qatari et le richissime club promu en Ligue 1 cette saison : Monaco. Des victoires importantes à domicile qui accroit la réputation du club, souvent considéré comme un club de campagne sans vie.

Ces performances hors du commun montre la détermination des joueurs de l’ETG face aux grandes équipes. L’ETG a su élever son niveau de jeu en fonction de l’équipe qui l’oppose. Ainsi, le 4 décembre 2013, les Roses ont réussi à faire tomber le PSG, alors invaincu durant 36 matchs, toutes compétitions confondues, 2-0, avec une prestation, certes assez décevante des Parisiens avec des occasions manqués mais très bonne pour les joueurs de l’ETG qui ont été récompensés de leurs efforts avec des buts du jeune Clark N’Sikulu, peu utilisé par le coach mais qui réalise toujours des performances exceptionnelles lorsqu’il rentre sur le terrain et de l’infatigable Modou Sougou, véritable artisan de la victoire, se jouant d’un slalom entre les défenseurs de renom du PSG.

Face à Monaco, la semaine dernière, la situation fut identique, l’ETG s’imposant 1-0 sur une pelouse, qui ici, était en parfait état. Aucune raison donc d’excuser la victoire des Roses qui ont su profiter des maladresses adverses pour s’imposer face au dauphin de la Ligue 1 sur un penalty transformé par Cédric Mongongu face à son club formateur.

… mais de l’autre, des prestations indignes du haut niveau.

Avec ces performances dignes d’évoluer en Premier League, le club haut-savoyard surprend lorsqu’il arrive à se mettre en difficulté face à des équipes de moindre niveau. C’est à se demander où sont passés les artisans des victoires contre le PSG ou Monaco !!

Notamment face à Lorient lors de la 14ème journée de Ligue 1, une lourde défaite 4-0 qui a été difficile à avaler pour les joueurs de Pascal Dupraz. Eux qui avait inscrit le même score à cette équipe en Coupe de France l’année dernière lors de son périple jusqu’en finale de la compétition.

Par ailleurs, la semaine suivante contre Bastia, où les Roses se sont inclinés sur le score de 2-0 sans proposer de jeu. Ce qui a eu le mérite de réveiller les joueurs qui ont vaincu les parisiens la semaine suivante.

Nous pouvons aussi revenir sur le match face à Nantes où les Roses ont été absents du match, Pascal Dupraz évoquant le fait que les joueurs n’étaient pas encore sortis du bus durant le match. Là aussi, la punition est sévère avec un 3-0 largement mérité par les joueurs de Michel Der Zakarian.

L’ETG joue donc son maintien d’une manière très mystérieuse, enchainant des matchs fantastiques aux allures de Ligue des Champions face aux grandes équipes puis s’effondrant les semaines suivantes face à des équipes de moindre niveau.

Ces erreurs commises précédemment auront-elles un impact sur le maintien de l’ETG en Ligue 1 ? Réponse en fin de saison lors du calcul des points.

Espérons néanmoins pour elle qu’elle se maintienne car cette équipe offrent des prestations appréciées par tous lors des grandes affiches de Ligue 1 !!!