Archives Mensuelles: juillet 2014

Les 10 raisons de l’échec brésilien


1. Les équipes advserses récupèrent la majorité des deuxièmes ballons

​Lors des dégagements des gardiens, les milieux brésiliens ne parviennent pas à récupérer les deuxièmes ballons si important pour gagner la bataille du milieu de terrain. Ce sont donc les milieux adverses qui sont à la retombée de ballons et permettent un jeu vers l’avant.

2. Un manque de percussion de la part des milieux offensifs brésiliens comme Oscar

Le milieu de terrain de Chelsea, pourtant si important dans son équipe, n’est pas parvenu à percer les défenses adverses par sa percussion. Ces mouvements ont été trop lents durant le Mondial, ce qui l’a conduit à perdre un grand nombre de ballons.

Toutefois, le milieu de terrain de la Seleçao à été le plus entreprenant hier, par ses courses individuelles, il a permis de franchir les lignes néerlandaises. Il sauve avec la prestation d’hier, un Mondial très difficile pour lui.

3. La Seleçao en démarrage « diesel »

La preuve encore hier avec une passe dans l’intervalle pour Robben dès la 2′ qui laisse la défense brésilienne aux abois. Thiago Silva, contraint à faire une faute, provoque un penalty dès le début du match.

Les brésiliens ont donc du mal à rentrer dans leur match, les adversaires en profitent et inscrivent des buts pour s’assurer le score dès le début de la rencontre. La Seleçao doit ensuite courir derrière le score !

4. Beaucoup trop d’espaces entre les lignes brésiliennes

C’est le gros point faible du Brésil, le bloc équipe est beaucoup trop large. Lors des attaques brésiliennes, la défense et les milieux sont en retard et les hommes en attaque se retrouvent donc esseulés.

Même chose lors des retours défensifs. De nombreuses fois la défense brésilienne s’est retrouvée en infériorité numérique, les milieux défensifs brésiliens ne faisant pas leur retour nécessaire pour aider leurs coéquipiers.

La preuve hier, lorsque David Luiz remet un ballon de la tête dans la surface, Blind est bien tout seul pour ajuster tranquillement face à Julio Cesar sans être inquiété par un éventuel retour des milieux défensifs.

5. Une défense trop lente

Bonne chance pour le Paris Saint-Germain ! La défense composée de David Luiz et de Thiago Silva est beaucoup trop lente dans ses relances et se fait énormément de frayeurs en perdant un grand nombre de ballons. Laurent Blanc va devoir rectifier celà en Ligue 1 !

6. Le manque de détermination

Le Brésil devrait être au top à ce niveau-là ! Jouer dans son pays, devant son public doit multiplier la hargne de marquer et de proposer un jeu convenable.

Mais depuis la déroute face à l’Allemagne, la tête n’y est plus. Les hommes de Scolari ont été victimes d’un choc trop violent face aux allemands et il va falloir du temps pour « éponger » celà. Un long deuil attend la Seleçao qui va devoir relever la tête.

7. Un manque de lucidité dans le jeu

Le Brésil est très décevant à ce niveau-là. Des passes courtes imprécises, des transversales approximatives, à ce niveau de la compétition, la qualité doit être optimale. Les brésiliens doivent être irréprochables hors durant le Mondial, beaucoup trop d’erreurs ont entachées la prestation des hommes de Luiz Felipe Scolari.

8. Un retour défensif trop lent

Une défense face à son but lors des retours défensifs, ce n’est jamais très bon lorsqu’on joue à ce niveau-là. La défense brésilienne est submergée lors des contres-attaques adverses et s’expose à de lourdes conséquences car elle n’a plus d’issues.

9. Une dépendance Neymar

Sans Neymar, le Brésil n’est plus rien ! L’attaquant vedette de la Seleçao porte à lui seul l’espoir d’un titre pour le Brésil toutefois l’espérance à été de courte durée puique l’attaquant barcelonais s’est fracturé une vertèbre. Le Brésil ne s’en est jamais remis !

10. Une colonne vertébrale inexistante

Le Brésil ne possède pas de leaders à proprement parlé, on parle plus de grosses individualités. A part, la défense du PSG, les milieux de terrain et les attaquants n’ont jamais été les mêmes à chaque match de ce Mondial. Il n’y a pas de régularité dans cette équipe. La faute à Scolari ?

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Qui se souviendra désormais d’Alcidès Ghiggia ?


Dire que la déroute du Brésil face à l’Allemagne en demi finale de la Coupe du Monde hier soir est historique relève de l’euphémisme ! Jamais le Brésil n’avait en effet connu pareille défaite. Jamais le Brésil n’avait concédé 7 buts dans un seul et même match. Et jamais un demi-finaliste de coupe du monde n’avait encaissé autant de buts sur 90 minutes. On le comprend donc aisément : la dégelée royale, que dis-je, impériale qu’à infligée l’Allemagne aux Auriverdes relevaient encore il y a quelques heures davantage du fantasme que du domaine du possible. Mais Klöse et ses coéquipiers l’ont fait !

Désormais, grâce aux allemands, les espagnols vont pouvoir ressortir de chez eux la tête haute. Envolée des esprits la cuisante humiliation contre les Pays-Bas. Car dans cinquante ans, c’est bien ce 1-7 qui aura marqué la présente Coupe du Monde ! Un désastre brésilien qui donne un fameux écho à celui de 1950 et du fameux Maracanaço.

Et puisque la plupart d’entre nous n’était pas née, revenons un instant sur ce « choc du Maracana ».

A l’époque, le Brésil organise sa première Coupe du Monde, dont il est le grand favori. C’est tout un peuple qui se retrouve derrière ses 11 joueurs, convaincu d’une victoire certaine au terme du tournoi. Mais ce fut précisément le moment choisi par Alcidès Ghiggia, modeste ailier du CA Peñarol, pour entrer dans l’histoire. Alcidès Ghiggia, ou l’homme qui a fait pleurer le Brésil.

Alors que la Seleçao défie la Celeste dans ce qui se trouve être la finale de ce Mondial 1950, l’Uruguay tient la dragée haute au pays hôte dans un Maracana bondé. Devant les 200.000 spectateurs présents, la Celeste égalise peu après l’heure de jeu mais a besoin d’une victoire pour remporter le tournoi. A l’époque, en effet, on ne disputait pas de finale proprement dite mais le tournoi se déroulait de façon quadrangulaire. Et ce Brésil-Uruguay opposait les deux dernières équipes encore en course pour le gain du trophée, avec un léger avantage à la Seleçao. Mais lorsqu’à la 79e minute de jeu, Alcidès Ghiggia partait de son flanc droit pour tromper Barboça d’une frappe au premier piquet, c’est tout un stade, un pays même, un rêve qui s’écroula. Le grand Pelé lui-même se rappelle encore de cet épisode connu sous le nom de Maracanaço (littéralement : le choc du Maracana) : « Je me souviens avoir vu mon père pleurer et quand je lui ai demandé pourquoi il pleurait il m’a répondu que le Brésil venait de perdre la Coupe du Monde.»

Cet échec retentissant de 1950 va-t-il être effacé des tablettes par celui, tout aussi retentissant, de ce 8 juillet 2014 ?

Si au Brésil certains sociologues prédisent déjà que la gifle reçue hier soir n’aura pas l’égal du choc reçu en 1950, on ne peut s’empêcher de penser que partout ailleurs qu’au Brésil, cette débâcle restera gravé à jamais comme un moment d’histoire, celui où le Brésil a subi la plus grande défaite de son histoire en demi-finale de « son » Mondial !

De quoi créer un Mineirãço (du nom de l’Estádio Mineirão) en écho au célèbre Maracanaço.

COUPE DU MONDE 2014 : Les révélations du tournoi


La Coupe du monde, c’est déjà bientôt fini. L’épilogue du tournoi approche à grands pas, après bon nombre de surprises, rebondissements, et beaucoup de buts.
Tous les 4 ans, cette compétition permet de découvrir, et de mettre en lumière de jeunes talents et de faire flamber des joueurs pas forcément connus du grand public.

Focus sur les révélations de ce Mondial 2014.

Les derniers remparts

On le dit, on le répète, mais cette édition 2014 à considérablement fait briller les gardiens. Malgré le taux de but élevé (notamment lors de la phase de groupe), les gardiens ont multiplié parades, arrêts et interventions décisives.

Parmi les révélations à ce poste, on pense immédiatement à Keylor Navas. Le gardien du Costa Rica a effectué une Coupe du monde remarquable, à l’image de sa sélection. Il a sorti le grand jeu, ce qui a permis aux Ticos de rejoindre les quarts de finale, après avoir survécu au groupe de la mort. A ce poste, nous pouvons aussi nommer Rais M’Bohli, le gardien algérien, ou encore Guillermo Ochoa, héros du Mexique.

Nouveaux rocs défensifs

De nombreux défenseurs peu connus du public ont eu l’occasion de briller lors de cette Coupe du monde. Parmi eux, Daley Blind. Le latéral gauche hollandais a prouvé ses qualités défensives, mais aussi offensives grâce à un nombre considérable de passes décisives. De l’autre côté de la défense néerlandaise, Daryl Janmaat a fait de même, de quoi attirer les plus grands clubs européens comme Manchester United, le futur club du séléctionneur néerlandais Louis Van Gaal. L’argentin Marcos Rojo ou encore le costaricien Oscar Duarte ont eux aussi impressionné et écœurés les attaquants adverses.

Des milieux étincelants

Le poste de milieu de terrain fourni aussi son lot de surprises et de talents. Hector Herrera en est le parfait exemple. Le joueur de Porto a illuminé le Mondial de son talent et de son incroyable technique. Ensuite, Bolanos, joueur du Costa Rica, a brillé avec sa sélection, grâce a ses qualités de passe, et ses coups de pieds arrêtés. Juan Fernando Quintero a aussi régalé avec la sélection de Colombie. Tout comme Aranguiz, le chilien, qui a marqué les esprits lors du match face à l’Espagne.
Le milieu récupérateur nigérian, Onazi, fut très précieux pour sa sélection, grâce à ses capacités de récupération.

Des attaquants en feu

Au niveau des artilleurs, les surprises sont nombreuses. James Rodriguez tout d’abord, qui est tout simplement l’un des meilleurs joueurs de ce Mondial. Le joueur de Monaco a porté la sélection colombienne en inscrivant 6 buts jusqu’aux quarts de finale. A ce poste, Memphis Depay a aussi brillé, excellent buteur et dribbleur, si bien qu’il est surnommé « le Ronaldo néerlandais ».
Enner Valencia, l’attaquant équatorien, a lui aussi marqué les esprits lors de la phase de groupes. Slimani l’algérien, Origi le belge ou encore Joel Campbell du Costa Rica ont également marqué la Coupe du Monde de leur empreinte.

Ces joueurs ont donc profité de ce tournoi pour mettre en valeur leurs qualités, exploser devant des milliers de téléspectateurs et ainsi donner un nouveau tournant à leur carrière, alors que le mercato se termine le 1er septembre.

Interview avec Benjamin Leroy (ETG FC)


Benjamin Leroy vient d’intégrer l’effectif d’Evian Thonon Gaillard. Une aubaine pour le jeune gardien qui découvre la Ligue 1.

Ainsi, nous avons recueilli ses premières impressions à son arrivée au pays haut-savoyard.

 

Avant toute chose, présentes-toi un peu au public de Ligue 1.

Je m’appelle Benjamin Leroy j’ai 25 ans, je suis gardien de but et j’ai été formé à Châteauroux et lancé dans le monde pro avec le Tours FC.

Dans une situation confortable à Tours, qu’est-ce qui t’as poussé à quitter le club après 4 ans de bons et loyaux services ?
Je ne voulais pas m’installer dans un trop grand confort et l’appel de la Ligue 1 est trop fort pour ne pas céder. Le discours du coach m a plu aussi. A moi de bosser maintenant ! 

Comment as-tu été accueilli à l’arrivée en Haute-Savoie ?
L’accueil s’est très bien passé car tous les gens que j’ai rencontré à tous les niveaux du club ont tout fait pour que mon adaptation se fasse rapidement. Les joueurs sont très ouverts aux autres, c’est appréciable.

Tu as chaussé les gants depuis ton plus jeune âge. Comment as-tu su que le poste de gardien était le tien ? L’hérédité peut-être ?
Je suis gardien depuis tout petit, oui peut-être l’hérédité, ça je ne le maîtrise pas mais c’est rapidement que j’ai vu que ce poste était pour moi car j étais un peu casse-cou quand j’étais petit.

D’une taille dans la moyenne (1m85), tes qualités principales sont la réactivité et l’explosivité il me semble, comme un certain Hugo Lloris … ?
Oui j’ai un peu la même morphologie que lui donc j’essaye de travailler avec mes qualités naturelles : l’explosivité et les réflexes car je sais que je ne serais jamais un monstre physique comme Neuer par exemple. Lloris est du coup un gardien que je regarde plus particulièrement.

D’ailleurs, tu as aussi un point commun avec un autre très grand gardien, Petr Cech. Lequel est-il ?
Oui comme Cech, j’ai été contraint de porter un casque suite à des chocs à répétition à la tête.

As-tu reçu d’autres propositions que celle d’Evian ?
Bastia s’était intéressé à moi mais je crois que ça n’a pas été plus loin.

Ton nouveau coach Pascal Dupraz a évoqué dès ton arrivée qu’Hansen serait 1er gardien et toi le second dès la fin du contrat de Bertrand Laquait en 2015. Tu cherches donc à t’imposer sur la durée à priori ?
Oui j’ai signé 4 ans donc c’est sur la durée que je souhaite m’inscrire au club. Après à moi de travailler pour peut-être accélérer le destin.

Tu te lances donc dans un nouveau défi dans l’élite du football français, un rêve pour toi ! Quels sont tes objectifs ?
Mon objectif est de progresser, de me mettre le plus rapidement au niveau de l’élite française et d’apporter au groupe ce que j’ai a apporter.

Si ce n’est pas trop demandé, peut-on connaître le montant du transfert depuis Tours ?
Sans langue de bois, je ne connais pas exactement le montant car il est composé de beaucoup de bonus.

Avec cette arrivée près des montagnes, tu vas devoir déménager. Un petit chalet savoyard comme nouvelle demeure ?
Je n’ai pas vraiment d’exigence précise pour ça, juste un endroit où on se sentira bien.

Pour les supporters haut-savoyards, as-tu un petit message à leur passer ? Aussi, as-tu un petit surnom pour que les supporters puissent t’appeler aux entraînements ? (benji, benj ou Benjamin tout simplement …)
Oui, je voudrais remercier les supporters aussi pour leur accueil, ils ont eux aussi contribué à ce que je me sente bien au camp d’entraînement des mon arrivée. Qu’ils m’appellent comme ils veulent tout me va !

Enfin, question plus qu’importante, comment trouves-tu le paysage haut-savoyard ? 🙂

C’est magnifique, une région qui a du caractère et pour laquelle on doit en avoir sur le terrain.

 

Merci beaucoup Benjamin d’avoir répondu à nos questions. La rédaction du RDV des Supporters te souhaitent une bonne intégration parmi l’effectif haut-savoyard. On éspère te voir rapidement sur les terrains de Ligue 1 la saison prochaine !

L’erreur Lucas Moura ?


Alors que le Brésil affronte ce soir la Colombie de James Rodriguez, meilleur buteur de la compétition. Retour sur les performances de la Seleçao et sur le cas Lucas Moura, mis sur la touche par sa sélection.

Le Brésil affronte ce soir la Colombie pour les quarts de finale de la Coupe du Monde. Les attentes derrière la Seleçao sont énormes, ainsi, Luiz Felipe Scolari, sélectionneur de l’équipe brésilienne, a fait appel à une psychologue pour détendre les joueurs face à la pression qu’ils portent sur leurs épaules.

La population brésilienne se voit déjà championne du Monde, une élimination serait fatale pour le pays qui tournerait le dos à sa sélection. Autant vous dire que le tout le pays est en attente d’une confirmation ce soir à 22h.

En revanche, la confiance face à cette équipe n’est pas au rendez-vous, la sélection n’a pas prouvé qu’elle est capable de s’imposer sans difficultés face aux autres équipes du tournoi. Seul la star Neymar relève le niveau d’une équipe qui peine à construire dans le jeu et à proposer des solutions au milieu de terrain.

La sélection brésilienne lors de cette Coupe du Monde

La sélection brésilienne lors de cette Coupe du Monde

La solution se nommerait-elle Lucas Moura ?

Nous avions appris lors du choix des 23 joueurs qui participeront à la Coupe du Monde par Scolari que Lucas Moura, le milieu de terrain du Paris Saint-Germain, ne ferait pas partie du groupe.

Le sélectionneur n’avait pas argumenté sur son absence lors de ce Mondial à la maison.

Lors des derniers matchs, on remarque nettement que le Brésil ne parvient à construire en faisant circuler le ballon par le milieu de terrain. Les ballons partent des défenseurs Thiago Silva et David Luiz qui lancent les attaquants rapides comme Neymar ou Hulk. Toutefois les défenses adverses à ce niveau sont plus que vigilantes et interceptent très souvent les ballons rendant la transmission difficile.

Plus nous avançons dans la compétition, plus ces transmissions seront difficiles, se pose donc un problème pour les hommes de Scolari.

Luiz Gustavo n’a pas les capacités pour construire dans l’entre-jeu mais la solution pourrait se nommer Lucas Moura.

Ce joueur parvient à apporter un soutien offensif et une percussion remarquable qui pourrait percer les lignes. Il joue aussi le rôle d’appui à la défense et parvient balle au pied à faire circuler le ballon au milieu de terrain. Ce qui serait clairement un vrai plus pour l’équipe.

La tâche reste donc grande pour le pays où le football est une religion, Scolari devrait regretter d’avoir sélectionné Oscar, qui selon moi, est beaucoup moins percutant dans l’entre-jeu et qui ne parvient pas à s’imposer dans le jeu. Il reste évidemment spectateur du match. Les joueurs devront se surpasser pour ramener un sixième titre au pays qui attend énormément de cette Coupe du Monde.

Cristiano Ronaldo joue-t-il trop sur son image ?


A la suite de l’élimination des portugais à l’issue du 1er tour de Coupe du Monde. Des interrogations persistent quant au réel niveau de Cristiano Ronaldo en compétition internationale.

Alors que nous nous approchons peu à peu du carré final. Retour sur l’élimination du Portugal.

Pourquoi le Portugal n’y arrive pas en compétition internationale ?

L’effectif portuguais composé de joueurs qui brillent dans leurs clubs respectifs (Fabio Coentrao, Pepe, Joao Moutinho et l’inévitable Cristiano) ne parviennent pas à élever le niveau de jeu de l’effectif de Paulo Bento.

Les précédents résultats peuvent en témoigner, la cuisante défaite 4-0 face aux allemands est le coup fatal porté à la sélection portuguaise. Le triplé de l’attaquant de la Manschaft Thomas Muller a assombri les performances douteuses de la star portuguaise, Cristiano Ronaldo. Le madrilène a complètement raté sa Coupe du Monde, quelques coups d’éclats devenus « assez banals » ont relevé le niveau pour ne pas dire un désastre du joueur, auteur de 31 buts en Liga la saison dernière, dans cette compétition internationale.

Le match nul 2-2 face aux USA est le reflet d’une équipe dans le doute et qui a été privé de ses piliers lors de ce match face à une équipe américaine qui a montré sa success story jusqu’en huitième de finale. Le score aurait pu être pire si l’égalisation portuguaise n’avait pas eu lieu à la 94′.

Enfin, pour ce dernier match de groupe face au Ghana, le Portugal se devait d’inscrire de nombreux buts pour espérer arracher un ticket pour les huitièmes de finale. Mais là encore, les compatriotes de Cristiano Ronaldo ont lutté pour arracher une victoire 2-1 face à une équipe ghanéenne motivé mais sans montrer un niveau de jeu à faire palir quelques sélections.

La sélection portuguaise est donc rentré en avion en même temps que les espagnols, champions en titre. Avec seulement 4 points, les joueurs de Paulo Bento sont en dessous de leurs capacités.

Cristiano Ronaldo : une « marque » en club, mais en sélection ?

Le madrilène affole les statistiques en club, égalant l’argentin Lionel Messi, il monte en puissance avec le club madrilène qui batî, il est vrai, son équipe autour de ce joueur. Il est l’artisan de la Decima du club encore cette année.

La marque Ronaldo fait vendre, il a déjà remboursé depuis bien longtemps son transfert de 94 millions d’euros par la vente des maillots par le club. Cristiano Ronaldo, c’est une image en club mais en compétition internationale, l’histoire est différente !

Les prestations du joueur durant le Mondial ont été très décevantes, les médias du monde entier scruptent avec attention le madrilène qui a l’occasion de prouver qu’il est bien le meilleur joueur du monde. Mais la réalité est toute autre, les perfomances ne sont pas à la hauteur des attentes des journalistes qui n’hésitent pas à discréditer le joueur. Ainsi, sur 30 tirs consécutifs, le joueur n’est parvenu à trouver les filets qu’une seule fois. Preuve que le malaise est grand dans cette sélection.

Star dans son pays, il ne parvient pas à le rendre dans son jeu, certes la concurrence est rude et les joueurs adverses sont préparés mais le joueur doit fournir plus pour parvenir à trouver la confiance qu’il a en club.

Il lui reste à présent 4 ans, avec sa sélection, pour magnifier une équipe qui peut prétendre à une réputation supérieure en compétition internationale.

L’Equipe de France, une coupe effet béton !


Cette coupe du monde au Brésil est particulièrement suivie sur les réseaux sociaux. Si elle est parfois simplement commentée, elle est souvent une cible idéale pour les moqueurs que nous sommes derrière notre écran d’ordinateur. L’équipe de France ne déroge pas à la règle. Toutefois le jeu n’est pas en cause ici, mais la coiffure des joueurs.

En effet, l’équipe de France ressemble à une armée de clones capillaires avec des coupes courtes sur les cotés avec une raie ou crête au dessus. Alors ces coiffures sont-elles un simple effet de mode ? Et dans ce cas, pourquoi les joueurs des autres équipes ne sont pas aussi caricaturaux sur ce point ?

C’est ici qu’une courte initiation à la sociologie, à travers un sujet qui peut paraitre le plus simple et bête possible, peut nous faire comprendre certains mécanismes sociaux.

Le sport, et plus particulièrement le football, faisant office ici d’un laboratoire intéressant pour la sociologie.

Si l’on regarde du coté d’Emile Durkheim, considéré comme le père fondateur de la sociologie en France, qui nous disait (Les règles de la méthode sociologique, 1895) que l’on peut étudier n’importe quel fait social, même quelconque voire d’un aspect très personnel, et y voir une influence extérieure, contraignante. Pourquoi ne pas voir une corrélation derrière les coiffures de nos Bleus, souvent raillées ces derniers temps.

La dictature du cool

La coiffure, en général, n’est pas simplement une question de goût. Et le goût lui-même n’est pas personnel selon de nombreux auteurs en sociologie (Pierre Bourdieu en est le plus illustre représentant).

Tous les joueurs de l’équipe de France n’ont pas contracté un goût subit pour la même coupe de cheveux. Les footballeurs ont souvent recours à des artifices pour se démarquer sur le terrain où les vêtements ne permettent pas de se distinguer. Si l’histoire du football a vu des coupes excentriques, de Valdérama à Ronaldo version 2002, la tendance en France serait celle tant décriée actuellement. Mais on peut observer que c’est durant les stages de préparation, au sein du groupe, que certains joueurs ont adopté cette coupe excentrique et suivi le mouvement. C’est ainsi que les suiveurs capillaires ont pu prendre exemple sur les autres, et ce sont les joueurs tendances que l’on suit.

En effet, ce sont les stars de l’équipe, principalement attaquants, qui sont ceux qui se démarquent le plus. Existe-t-il alors une pression inconsciente des joueurs considérés comme des stars, aux crêtes excentriques, sur d’autres joueurs un peu moins médiatiques. Se pose ici une question fondamentale en sociologie, qui est celle de la déviance. On entend, sous un sens commun, la question de la déviance comme une transgression de normes. Mais la déviance doit être vue dans les deux sens, en fonction du point de vue que l’on prend. Si pour la majorité des Français, les Bleus sont en situation de déviance (hors-normes) avec leurs coiffures, la déviance n’est pas la même du point de vue des Bleus, qui pourraient avoir un mauvais a priori sur certains joueurs qui n’utilisent pas les mêmes codes qu’eux (Yoann Gourcuff peut en témoigner).

Selon Howard Becker, sociologue americain qui a notamment écrit l’ouvrage Outsiders dont il est question ici, la déviance est définie en fonction de deux critères : –

L’accomplissement ou non d’un acte n’obéissant pas à la norme

– La considération par le groupe de cet acte comme déviant.

C’est pourquoi on peut comprendre les mécanismes qui font que certains joueurs sont influencés par d’autres sur ce point. Certains joueurs ont ainsi pu être influencés par les autres sur ce point. Cette question, légère, permet de comprendre comment la vie d’un groupe peut être influencée. Les sélections demeurent assez isolées pendant une compétition de cette ampleur, et les mécanismes qui régissent la vie du groupe peuvent être identifiés à l’aide de la sociologie.