Qui est-tu, Alessio Cerci ?


C’est fait, Fernando Torres revient à l’Atletico Madrid mais sous la forme d’un échange puisque l’italien Alessio Cerci fait le chemin inverse en partant du club madrilène pour aller à l’AC Milan. Alors qui est ce joueur mi-beau gosse, mi-Diego Forlan ? d’où vient-il ? que peut-il apporter à son nouveau club alors qu’il commence à se faire connaître sur la scène européenne ?

Alessio Cerci n’est pourtant pas une jeune pépite puisqu’il a débuté sa carrière en 2003 à l’AS Roma, le club qui l’a formé pendant sa période pré-professionelle. Mais il ne joue que 3 matches en 3 saisons (dont 3 petits buts) et ne réussi pas à s’imposer et multiplie ainsi les prêts. Son premier prêt est à Brescia, club lombard de Serie B (D2 italienne). Il joue une vingtaine de matches et malheureusement pour la jeune pousse romaine, il ne marque aucun but, ce qui est décevant pour un joueur à portée offensive. Brescia finira 6ème de Serie B à l’issue de cette saison 2006/2007.

N’ayant toujours pas convaincu le club giallorosso, Cerci entame donc un deuxième prêt dans un autre club de deuxième division italienne, l’AC Pise, et là, exploit, il marque 10 buts en 26 matches et aide ainsi le club de la ville de la tour penchée à jouer les play-offs pour la montée en Serie A mais échouera en demi-finale face à l’US Lecce. Dommage pour Alessio qui aura fait des progrès lors cette saison 2007/2008.

Malgré ses belles performances dans le club Toscan, Cerci part encore une fois sous forme de prêt, cette fois dans un club de Serie A, l’Atalanta Bergame. Mais on dirait que pour le jeune Alessio (22 ans durant cette saison 2008/2009) les miracles ne se produisent qu’une fois puisque parmi ses 3 saisons où il a été prêté par la Roma, c’est la 2ème où il réalise une saison sans marquer le moindre but. L’Atalanta finira 11ème à la fin du championnat.

Lors de son retour, Cerci reste enfin dans l’effectif de la saison 2009/2010 de l’AS Rome mais n’arrive pas à être titulaire pour cause d’une très grosse concurrence (à l’époque, les attaquants et les milieux à portée offensive étaient : Jérémy Menez, Mirko Vucinic, Simone Perrotta, Julio Baptista, Francesco Totti et Luca Toni). Toutefois, il réalise une saison quasi-terne en marquant 3 buts qui étaient tous inscrits en Europa League qui est une compétition où les clubs italiens font souvent tourner leur effectif.

Toutefois, la Fiorentina s’est montrée intéressé par le profil de cet ailier attaquant (poste rare de nos jours) et paye le transfert 3 millions d’euros à l’AS Rome. Peut-être que ces 3 millions ont été un peu de trop pour un joueur qui est quelque peu irrégulier mais marque quand même 7 buts en une vingtaine de matches et gagne parfois une place de titulaire. Sa deuxième saison avec la Viola sera du même topo : 5 buts en 23 matches.

Après deux saisons en demi-teinte, Cerci est engagé par le promu qu’est le Torino et son talent si peu démontré fini par apparaître. En effet, même s’il ne marque que 8 buts lors de cette saison où son club sera maintenu, il gagne une place dans le club en tant que titulaire et une place dans le coeur des supporters qui l’appelleront par la suite « notre Messi », rien que ça ! Parallèlement, il obtient sa première de ses 8 sélections avec l’Italie.

Sa deuxième saison avec le Toro est donc son apogée : 13 buts et 13 passes décisives en 37 matches et une qualification en Europa League avec son club qui n’a plus revu une coupe d’Europe depuis bien longtemps. De plus, il aura formé cette saison-là l’un des plus beaux duos de la Serie A avec un certain Ciro Immobile. Enfin, il dispute la Coupe du Monde 2014 avec la Nazionale, une récompense pour un joueur ayant eu une telle trajectoire. Parmi les 3 matches qu’a joué la Squadra Azzura pendant le Mondial, Cerci en a joué un.

Convaincant, il signe chez le champion d’Espagne et finaliste de la Ligue des Champions qu’est l’Atletico Madrid en 2014 où il ne marque qu’un seul but. Ce prêt à l’AC Milan semble être une opportunité pour lui de continuer à développer son potentiel mais la concurrence sera difficile puisque trois autres bons joueurs prétendent à une place d’ailier attaquant : Daisuke Honda, Giacomo Bonaventura et Stephan El Shaarawy, même si ce dernier est susceptible de partir du club rossonero (selon nos informations, le Borussia Dortmund en est intéressé).

A titre de comparaison, Filippo Inzaghi est arrivé à presque 30 ans à l’AC Milan et est finalement devenu une légende vivante de ce club et accessoirement son entraîneur. Alessio Cerci connaitra-t-il la même trajectoire que Super Pippo ?

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Publié le 28 décembre 2014, dans Analyses. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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