Champions League : La révolution Di Maria


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Il est des soirs comme celui de mardi, où la réussite ne veut pas sourire, où la chance a clairement choisit son camp. Les parisiens ont été dominateurs dans de nombreux compartiments du jeu, de la possession du ballon aux nombres de frappes ou d’occasions créées. Les quotidiens sportifs madrilènes, au moins aussi chauvins que feu Thierry Rolland, ont même parlé d’une victoire merengue miraculeuse. C’est dire !
Alors bien sûr, les experts du ballon rond français, toujours optimistes, ont retenu les problèmes d’efficacité offensive, « l’arnaque Cavani », le regard dans les étoiles de Trapp et la différence entre la Ligue des Champions et notre spectaculaire Ligue 1. Pourtant, une question se pose : est-il plus dangereux de ne pas savoir se créer d’occasion ou de ne pas savoir les concrétiser ? A ce petit jeu-là et après avoir visionné les matches aller et retour entre le PSG et le Real Madrid, j’opte pour la première option. Sans hésitation. Laurent Blanc, Nasser El-Khelaïfi et le Qatar avec moi.
La différence entre ces deux matches porte un nom (et un prix !) : Di Maria. On ajoutera, discrètement, le pressing tout terrain qui avait tant manqué à Paris à l’aller. Mais Angelito avait surtout décidé de ne plus dormir sur sa ligne de touche et nous avons pu toucher du doigt l’apport incroyable que l’argentin peut avoir sur le PSG. Il aura occupé un poste qui se rapproche étrangement de celui où il brillait en 2013-2014 lors de la Decima du… Real Madrid : celui de milieu offensif « intérieur », si cher aux ibériques et à Javier Pastore.
Placé côté droit, Di Maria a tout d’abord créé le surnombre dans un milieu de terrain quadrillé par Kroos, Modric et le travailleur Casemiro. Il a ainsi pu toucher beaucoup de ballons, 108 au total, soit autant que la plaque tournante Thiago Motta. Mais cette position permet également à un Aurier survitaminé de prendre régulièrement le couloir droit de l’attaque parisienne. Bien qu’inefficace cette semaine, on connaît maintenant la qualité de l’ivoirien sur cet aspect du jeu. Ce replacement offre toujours la possibilité à l’argentin de rentrer sur son pied fort pour provoquer (huit dribbles réussis mardi soir, plus que n’importe quel autre joueur madrilène), frapper (deux des trois poteaux viennent de Di Maria) ou chercher le duo Maxwell-Cavani à gauche. Dans un tel schéma, on se demande d’ailleurs pourquoi Cavani reste planté sur sa ligne de touche et ne rentre pas lui aussi dans l’axe, plus haut sur le terrain, libérant de l’espace pour Maxwell et obligeant Matuidi à le couvrir. Le PSG placerait ainsi ses éléments les plus fins techniquement dans les zones cruciales, mais ceci est une autre problématique tactique. Si la révolution Di Maria est en marche, la possession de balle stérile de l’ère Laurent Blanc pourrait devenir un lointain souvenir et l’objectif Ligue des Champions se rapprocher. Il ne resterait plus qu’à mettre le ballon au fond des filets…

@dubamax

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Publié le 8 novembre 2015, dans Analyses, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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