Paris coupe-coupe


Le marathon de Paris se poursuit ce mercredi avec la réception du Téf’.
Une victoire et le PSG validerait un nouveau billet pour le Stade de France. Alors que Paris écrase la L1 et devient un adversaire respectable sur la scène européenne, retour sur ces années où la coupe nationale sauvait la saison parisienne

« La défaite était prévisible, on a une équipe taillée pour l’Europe »

Lorsqu’il prononça ses mots au micro de Canal+ quelques minutes après une piteuse défaite parisienne sur la pelouse du Stade de Reims, Leonardo venait sans le savoir de renvoyer le PSG à son passé. En effet en mars 2013, Paris n’avait plus conquis l’hexagoal depuis 19 ans … Presque deux décennies qui ont vu le club parisien briller en coupe d’Europe mais surtout dans les coupes nationales. Ces fameuses coupes nationales qui mettaient tant de baume au coeur de supporters parisiens frustrés que le championnat ne serve plus à rien sitôt l’automne arrivé.

Alors et puisque la mémoire s’efface vite en football, souvenons-nous de ces quatre saisons extrêmement pénibles pour Paris en championnat mais synonymes de douces soirées printanières à Saint-Denis :

1997-1998 : le chant du cygne

A l’aube de démarrer cette saison 97-98, Paris se met à rêver. Rêver de prendre sa revanche sur l’ogre monégasque champion quelques mois plus tôt mais aussi de conquérir la prestigieuse LDC. L’apport de « Batman » Simone doit permettre au club parisien de rêver encore plus grand. Cependant, sur le terrain, tout ne se passe pas comme prévu. Progressivement largué en D1, le club francilien termine huitième et ne sort pas des poules de C1. Mais puisque ce club ne fait jamais rien comme les autres, il enfile le costume d’inaugurateur du Stade de France. « Le Parc est à nous, Saint-Denis, on s’en fout » scandait à l’époque le Kop de Boulogne. C’est pourtant dans cette enceinte que le PSG de Denisot emmené par un formidable duo Raï-Simone buteurs contre Bordeaux en Coupe de la Ligue puis contre Lens en Coupe de France dit adieu à l’une de ses plus belles générations. Clap de fin pour Roche, Guérin, Le Guen, Fournier, N’gotty et donc Capitaine Raï. Trois ans après, Paris sauve donc à nouveau sa saison par un doublé.

2005-2006 : dans l’histoire

La décennie 2000 s’avère globalement pauvre pour le club francilien. A l’été 2005 pourtant, tous les voyants semblent au vert. Les joueurs ont eu la peau de « coach Vahid » quelques mois plus tôt et le recrutement plutôt classieux (Dhorasoo, Kalou) ajouté à quelques valeurs sûres (Armand, Yepes, Alonzo, Létizi, M’bami, Pauleta) laissent de l’espoir aux supporters parisiens. Hélas, la mécanique s’enraye à l’hiver. Pierre Blayau expédie Laurent Fournier au Pôle Emploi et confie les rênes du club à la moustache la plus célèbre de France. Le championnat s’achève dans l’anonymat à une peu reluisante 9ème place alors Paris décide de faire la cour à dame Coupe de France qu’il aime tant. Le 29 avril 2006, Paris et Marseille se retrouvent au Stade de France quelques semaines après le triste épisode des minots. Brillants et emmenés par un grand Kalou, le PSG éteint littéralement l’OM à l’image de l’activité incroyable de Bernard Mendy en face de Franck Ribéry. Pour les supporters parisiens, pas de doute cette soirée reste parmi les plus belles jamais vécues.

2007-2008 : jusqu’au bout

A l’automne 2008, le charismatique ex-président parisien Alain Cayzac sortit un livre intitulé « Passion Impossible » qui retrace son parcours semé d’embûches à la tête du club parisien pendant deux saisons. Ce titre correspond parfaitement à cette soirée de finale de Coupe de la Ligue contre Lens. Au bord du précipice en championnat, Paris prend son pied dans les coupes nationales. La soirée débute plutôt bien avec ce but génial de Pauleta mais s’achèvera avec un goût amer : la banderole Anti Ch’tis ainsi que le pénalty généreusement accordé à Bernard Mendy déclencheront la fureur de toute une région et priveront le PSG de l’un de ses rares instants de bonheur de la saison.

2009-2010 : Paris sera toujours Paris

Lorsque le PSG reçut l’OM au Parc des Princes fin février 2010, il était difficile d’imaginer que quelques années plus tard, il règnerait sans partage sur la L1 et ferait pleurer les supporters olympiens. En effet, ce soir là, Paris ne régale pas, Paris n’est pas magique, Paris se fit même balayer par un grand OM façonné par Deschamps et qui ira décrocher quelques semaines plus tard son premier titre national depuis 1992. Pour ne rien arranger, Paris fait parler de lui en dehors du terrain pour cause de violences entre ses supporters. Englué dans la seconde partie de tableau, le club francilien pose ses mains sur la huitième coupe de France de son histoire dans la douleur en se défaisant du Monaco de … Guy Lacombe. Huit coupes de France en quarante ans, Paris et la coupe c’est une belle histoire.

En 2016, c’est certain, Paris n’a plus besoin des coupes nationales pour sauver sa saison. C’est pourtant avec un appétit d’ogre que les parisiens se présenteront ce mercredi porte de Saint-Cloud. A la clé, un nouveau billet pour le SDF, de quoi réconcilier plusieurs générations de supporters et perpétuer la tradition.

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À propos de karimtweety

Karim, 32 ans. Rédacteur d'articles foot :-)

Publié le 26 janvier 2016, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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