L’Italie va vous surprendre à l’Euro 2016, voici pourquoi …


1er juillet 2012, l’Italie se hisse jusqu’en finale de l’Euro à la surprise générale. Quatre ans plus tard, les paramètres sont les mêmes : l’Italie compte des joueurs importants indisponibles, le sélectionneur n’a toujours pas trouvé d’équipe-type et les experts ont de suite rayé cette équipe de la liste des favoris pour l’Euro 2016. Pourtant, l’Italie peut vraiment réitérer un exploit européen.

 

Le dernier championnat d'Europe remporté par l'Italie date de 1968

Le dernier championnat d’Europe remporté par l’Italie date de 1968

 

Une sélection très intéressante

 

Analysons les composants importants de l’équipe, en commençant par le sélectionneur, Antonio Conte, salué et félicité par tous pour avoir fait remonter la Juve parmi les Grands d’Italie et d’Europe. Il travail d’arrache pied pour trouver un schéma de jeu adapté à l’équipe qu’il entraîne, en étudiant le profil de chaque joueur à sa disposition. C’est comme cela qu’il a mis au point ce 3-5-2 avec la Juve, aussi efficace offensivement que défensivement.

L’Italie a ses cadres indéboulonnables : Buffon, Chiellini, Barzagli, Bonucci et De Rossi. Ces cadres assurent une certaine sécurité défensive. Ils connaissent la sélection par coeur et ont un leadership sur le reste de l’équipe, autant sur le terrain que dans le vestiaire, à l’image de Buffon, le capitaine qui rappelle à l’ordre son équipe quand elle fait des erreurs défensives, ou De Rossi, pièce maîtresse dans l’organisation du jeu depuis des années.

À cela s’ajoutent des jeunes joueurs plus matures qu’auparavant. Insigne, El Shaarawy ou encore Candreva avaient un niveau trop juste lors de la Coupe du Monde 2014. Aujourd’hui, ils ont beaucoup progressé, surtout Lorenzo Insigne, excellent toute cette saison avec le Napoli. Il a montré depuis quelques mois, durant les dernières trèves internationales, qu’il peut être le leader d’attaque de l’Italie. On peut aussi ajouter les avants-centre Zaza, Pellè ou Immobile, tous trois d’excellents buteurs.

 

Une phase de poule compliquée, vraiment ?

 

Passons maintenant aux adversaires de l’Italie en phase de groupe. Premier adversaire : la Belgique. Elle peut vraiment poser problème. En novembre 2015, les diables rouges ont remporté 3-1 en match amical face à la Squadra Azzura avec une domination certaine. Le score aurait pu être plus sévère envers les Italiens. La Belgique a une multitude de choix offensifs. Romelu Lukaku, Mertens, Eden Hazard, Benteke, Ferreira-Carrasco, … : des joueurs extra-ordinaires aux profils très variés. Un grand avantage, en somme, quand on connait le manque de vitesse de certains défenseurs italiens. Mais la défense belge n’est pas du tout au niveau. La Belgique compte actuellement beaucoup de blessés en défense (Kompany, Vermaelen, Lombaerts, …), ce qui a poussé le sélectionneur Mark Wilmots à rappeler Laurent Ciman, défenseur de l’Impact de Montréal (MLS), qui n’a porté que 8 fois le maillot belge depuis 2010. L’équipe de Conte devra donc s’appuyer sur ses qualités offensives pour inquiéter l’équipe numéro 1 du classement FIFA.

La Suède peut être une équipe piège pour la Nazionale. Cette équipe portée à bout de bras par Zlatan Ibrahimović comporte tout de même quelques bonnes individualités (Kallström, Svenson, Ekdal, …). Son point fort est sa solidité défensive (1 but encaissé par match en moyenne lors des phases éliminatoires). Mais son jeu dépend vraiment que de Zlatan, tout passe par lui, ce qui est un inconvénient quand on sait qu’il est fort face aux faibles, mais faible face aux forts. L’Italie peut tout de même prendre le dessus sur les Scandinaves.

L’équipe dite « la plus faible » du groupe est l’Irlande. Sa présence à l’Euro est une bonne surprise, mais l’effectif est constitué en grande partie de joueurs de Championship (D2 anglaise) ou de clubs de « seconde zone » de la Premier League. La star de l’équipe, Robbie Keane, 35 ans, joue depuis 5 ans en MLS. Difficile pour cette équipe de chercher au moins la seconde place du groupe.

 

Une compétition très ouverte

 

Y a-t-il des grandissimes favoris pour l’Euro 2016 ? Difficile de dire oui. L’Allemagne et l’Espagne, considérées comme des superpuissances mondiales, ont eu du mal à se reconstruire après la Coupe du Monde 2014. Cela est du à la retraite internationale de joueurs importants (Lahm et Klose côté allemand, Xavi et Xabi Alonso côté espagnol) qui avaient un impact dans leur collectif, sur et en dehors du terrain. Leurs performances lors des éliminatoires ont été poussives, quand l’Espagne gagnait difficilement face à des « petits » tels la Macédoine, la Slovaquie ou la Biélorussie, l’Allemagne a perdu pour la 1ère fois face à la Pologne, et a été battu également par l’Irlande et l’Écosse.

Évidemment, le France est aussi un candidat sérieux au titre, mais l’équipe actuelle n’a joué aucun match officiel depuis 2 ans, il est donc compliqué de juger son niveau réel.

L’Italie, quant à elle, n’a perdu aucun de ses matchs lors des éliminatoires, dans un groupe plutôt relevé (Croatie, Bulgarie, Norvège, …).

La Squadra Azzurra a donc une chance sérieuse d’aller loin dans la compétition, et pourquoi pas la remportée, au vue de la progression de l’équipe sous l’ère Conte et d’une certaine régression globale du niveau des équipes nationales.

Cet article est juste un avis, une opinion tranchée basée sur des informations et des faits. Il n’y a aucune vocation à être une vérité absolue.

 

 

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Publié le 24 mai 2016, dans Analyses, Uncategorized, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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