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OM-PSG, sociologie du clasico


Je ne pourrai jamais jouer au PSG. Quand j’étais petit, avec mon club de banlieue, ils nous prenaient de haut
avec leur arrogance parisienne (Paris quoi !).

Lorsqu’il prononce cette phrase en 1998, Thierry Henry alors sous les couleurs monégasques ne dit ni plus ni moins ce qu’une grande partie des gens de sa génération et vivant en banlieue parisienne pensent. Oui, à cette époque, Paris n’est pas aimé. Le club numéro 1 des quartiers populaires franciliens s’appelle l’OM.

Le phénomène Tapie

Pour comprendre pourquoi l’OM était tant aimé en région parisienne, il faut remonter dans le temps, dans les années 80 plus précisément. Le football français n’a alors jamais gagné de coupe d’Europe. Les photos des épopées bastiaise et stéphanoise en Europe commencent à jaunir et la culture club est quasiment inexistante dans la pays.

Les Bleus commencent à dire au revoir à la génération Platoche. Claude Bez à Bordeaux ou Lagardère au Matra tentent bien de secouer le football français mais un homme va profondément changer le rapport des français avec le ballon rond. Il s’agit de Bernard Tapie bien entendu. Avide de victoires et de succès politiques, le parisien de naissance ne tarde pas à porter l’OM au sommet du football français puis européen avec parfois des méthodes qu’il vaut mieux oublier.
La réussite de son club couplée à sa personnalité et son parcours d’homme « parti de rien » en font rapidement l’icône des banlieues parisiennes qui se reconnaissent dans cet homme qui sait y faire et qui ne craint pas de débattre avec ses ennemis politiques même les plus extrémistes.

Un club raciste

Mais puisqu’il s’ennuie, le président marseillais verrait d’un bon oeil une rivalité sportive avec le club du nord, le PSG. Racheté par Canalplus en 1991, le PSG a alors la fâcheuse réputation d’être un club de fachos. La montée en gamme du club parisien au niveau européen s’accompagne de quelques tristes épisodes (PSG-Caen en 1993, bandelores injurieuses contre Weah en 1995) qui ne font qu’accentuer le fossé creusé entre Paris et la banlieue. Oui, au milieu des années 1990, il n’était pas réducteur de dire que l’OM était le club des populations immigrées (maghrébines, africaines …) alors que le PSG et sa tribune Boulogne si excentrique et si peu colorée était très peu représenté (absence de maillots, de survêtements … ) dans les cours des lycées de petite et grande couronne.

Auteuil vs Boulogne

Au croisement des années 90-2000, un élément va cependant contribuer à équilibrer le débat. En effet, autrefois largement dominé vocalement, numériquement, visuellement par le KOB, le Parc des Princes compose désormais avec une autre tribune, le virage Auteuil. Encouragée par Canalplus au début des années 90 pour contrebalancer l’image négative véhiculée par une partie de ses supporters, le VA se veut idéologiquement opposé à son voisin de face. Les populations issues des quartiers populaires franciliens prennent progressivement de l’importance au Parc mais le pire finira par arriver un soir de février 2010.

Un changement radical

Ce sinistre évènement précédant de quelques minutes un bien triste PSG-OM perdu 0-3 par les coéquipiers de Claude Makélélé marquera un tournant.
Le plan Leproux passera par là, les deux tribunes (Auteuil et Boulogne) furent en grande partie dépeuplées (départ des ultras et de leurs escortes d’idéaux politiques). Sur le terrain, Paris écrase tout sur le plan national depuis quelques années alors que son rival sudiste alterne le bon et le moins bon mais semble encore loin de pouvoir concurrencer le PSG. Cette réussite sportive associée à l’arrivée d’autres facteurs : capitaux qataris donc orientaux, recrutement d’une tête d’affiche à l’image de bad boy de cité (Ibrahimovic) ont considérablement fait basculé les banlieues parisiennes du côté du club de la capitale.
Oui, s’afficher aux couleurs du PSG est désormais devenu banal de l’autre côté du périph. Qui l’eût cru il y a encore quelques années ?

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Paris coupe-coupe


Le marathon de Paris se poursuit ce mercredi avec la réception du Téf’.
Une victoire et le PSG validerait un nouveau billet pour le Stade de France. Alors que Paris écrase la L1 et devient un adversaire respectable sur la scène européenne, retour sur ces années où la coupe nationale sauvait la saison parisienne

« La défaite était prévisible, on a une équipe taillée pour l’Europe »

Lorsqu’il prononça ses mots au micro de Canal+ quelques minutes après une piteuse défaite parisienne sur la pelouse du Stade de Reims, Leonardo venait sans le savoir de renvoyer le PSG à son passé. En effet en mars 2013, Paris n’avait plus conquis l’hexagoal depuis 19 ans … Presque deux décennies qui ont vu le club parisien briller en coupe d’Europe mais surtout dans les coupes nationales. Ces fameuses coupes nationales qui mettaient tant de baume au coeur de supporters parisiens frustrés que le championnat ne serve plus à rien sitôt l’automne arrivé.

Alors et puisque la mémoire s’efface vite en football, souvenons-nous de ces quatre saisons extrêmement pénibles pour Paris en championnat mais synonymes de douces soirées printanières à Saint-Denis :

1997-1998 : le chant du cygne

A l’aube de démarrer cette saison 97-98, Paris se met à rêver. Rêver de prendre sa revanche sur l’ogre monégasque champion quelques mois plus tôt mais aussi de conquérir la prestigieuse LDC. L’apport de « Batman » Simone doit permettre au club parisien de rêver encore plus grand. Cependant, sur le terrain, tout ne se passe pas comme prévu. Progressivement largué en D1, le club francilien termine huitième et ne sort pas des poules de C1. Mais puisque ce club ne fait jamais rien comme les autres, il enfile le costume d’inaugurateur du Stade de France. « Le Parc est à nous, Saint-Denis, on s’en fout » scandait à l’époque le Kop de Boulogne. C’est pourtant dans cette enceinte que le PSG de Denisot emmené par un formidable duo Raï-Simone buteurs contre Bordeaux en Coupe de la Ligue puis contre Lens en Coupe de France dit adieu à l’une de ses plus belles générations. Clap de fin pour Roche, Guérin, Le Guen, Fournier, N’gotty et donc Capitaine Raï. Trois ans après, Paris sauve donc à nouveau sa saison par un doublé.

2005-2006 : dans l’histoire

La décennie 2000 s’avère globalement pauvre pour le club francilien. A l’été 2005 pourtant, tous les voyants semblent au vert. Les joueurs ont eu la peau de « coach Vahid » quelques mois plus tôt et le recrutement plutôt classieux (Dhorasoo, Kalou) ajouté à quelques valeurs sûres (Armand, Yepes, Alonzo, Létizi, M’bami, Pauleta) laissent de l’espoir aux supporters parisiens. Hélas, la mécanique s’enraye à l’hiver. Pierre Blayau expédie Laurent Fournier au Pôle Emploi et confie les rênes du club à la moustache la plus célèbre de France. Le championnat s’achève dans l’anonymat à une peu reluisante 9ème place alors Paris décide de faire la cour à dame Coupe de France qu’il aime tant. Le 29 avril 2006, Paris et Marseille se retrouvent au Stade de France quelques semaines après le triste épisode des minots. Brillants et emmenés par un grand Kalou, le PSG éteint littéralement l’OM à l’image de l’activité incroyable de Bernard Mendy en face de Franck Ribéry. Pour les supporters parisiens, pas de doute cette soirée reste parmi les plus belles jamais vécues.

2007-2008 : jusqu’au bout

A l’automne 2008, le charismatique ex-président parisien Alain Cayzac sortit un livre intitulé « Passion Impossible » qui retrace son parcours semé d’embûches à la tête du club parisien pendant deux saisons. Ce titre correspond parfaitement à cette soirée de finale de Coupe de la Ligue contre Lens. Au bord du précipice en championnat, Paris prend son pied dans les coupes nationales. La soirée débute plutôt bien avec ce but génial de Pauleta mais s’achèvera avec un goût amer : la banderole Anti Ch’tis ainsi que le pénalty généreusement accordé à Bernard Mendy déclencheront la fureur de toute une région et priveront le PSG de l’un de ses rares instants de bonheur de la saison.

2009-2010 : Paris sera toujours Paris

Lorsque le PSG reçut l’OM au Parc des Princes fin février 2010, il était difficile d’imaginer que quelques années plus tard, il règnerait sans partage sur la L1 et ferait pleurer les supporters olympiens. En effet, ce soir là, Paris ne régale pas, Paris n’est pas magique, Paris se fit même balayer par un grand OM façonné par Deschamps et qui ira décrocher quelques semaines plus tard son premier titre national depuis 1992. Pour ne rien arranger, Paris fait parler de lui en dehors du terrain pour cause de violences entre ses supporters. Englué dans la seconde partie de tableau, le club francilien pose ses mains sur la huitième coupe de France de son histoire dans la douleur en se défaisant du Monaco de … Guy Lacombe. Huit coupes de France en quarante ans, Paris et la coupe c’est une belle histoire.

En 2016, c’est certain, Paris n’a plus besoin des coupes nationales pour sauver sa saison. C’est pourtant avec un appétit d’ogre que les parisiens se présenteront ce mercredi porte de Saint-Cloud. A la clé, un nouveau billet pour le SDF, de quoi réconcilier plusieurs générations de supporters et perpétuer la tradition.

L’empereur contre-attaque


A la peine physiquement en début de saison, le géant suédois a retrouvé de sa superbe ces dernières semaines. Alors que son contrat s’achève en fin de saison et qu’il devrait vraisemblablement quitter le vieux continent, Ibracadabra ne renonce pas à son rêve de caresser la Ligue des Champions.

« Peu importe ce qui se dit ou s’écrit. Au PSG, il n’y a qu’un chef ..  c’est moi, naturellement.»

Chassez le naturel, il revient au galop. Eh oui, pendant quelques mois, on l’avait cru éteint, dépassé, rouillé, résigné. Il faut dire que la fin de saison 2014-2015 laissait aux fans d’Ibra un goût amer. Expulsé à Chelsea et donc absent des débats du braquage de Stamford Bridge, Zlatan s’était également mis à dos une partie de la France (du football) quelques jours plus tard en se payant l’arbitre du match contre Bordeaux. Les nombreux titres nationaux décrochés du catalogue Printemps-Eté n’y changeaient pas grand chose. Pour les spécialistes, Ibracadabra n’était plus qu’un boulet, un ralentisseur de jeu collectif, l’inhibiteur de Javier Pastore ou encore d’Edinson Cavani.

Un pour tous, chacun pour lui.

Blessé et en méforme en début de saison, Ibra a su lentement mais sûrement inverser la tendance, reprenant dans un premier temps son costume de buteur providentiel, comme lorsqu’il trompe avec beaucoup de sang-froid deux fois Steve Mandanda en l’espace de quelques minutes sur pénalty détrônant par la même occasion la légende Pauleta. Mais puisqu’il est naturel d’être exigeant avec les grands, le public du Parc attendait beaucoup de son numéro 10 contre le Real Madrid au Parc mais là encore comme dans chaque grand rendez-vous, Ibra s’est caché et montré incapable d’élever son niveau de jeu.

Depuis ce rdv européen raté, la star suédoise enchaîne les performances en L1, en LDC mais aussi avec sa sélection nationale. La L1 tout d’abord qu’il a appris à connaître et sur laquelle il continue de s’essuyer les crampons semaine après semaine. Le malheureux portier caennais Vercoutre l’a appris à ses dépens à quelques jours de Noël en encaissant un boulet de canon, marque de fabrique du natif de Malmö.

Sur la scène européenne, Ibra qui avait déjà relevé son niveau de jeu à Madrid début novembre malgré la défaite des siens a brillé et scoré face à ses compatriotes de Malmö et plus tard contre Donetsk se hissant ainsi à la première marche du classement des buteurs parisiens en coupe d’Europe devant George Weah autre légendaire avant-centre parisien.

Pot de départ

Enfin, Zlatan avait rendez-vous avec son destin début novembre et il n’a pas failli. Qualifiant presque à lui seul la Suède pour la grande fête européenne du football, Ibra ne pouvait envisager meilleur départ du territoire français qu’avec la liquette jaune sur ses épaules.

Mais quelques semaines avant cela, il aura rendez-vous une dernière fois avec dame C1 qu’il convoite tant. Cette dame, élégante et majestueuse qui se refuse à ses grandes mains depuis qu’il est en âge de s’en approcher. Incapable sous ses différentes couleurs de dépasser plus d’une fois le stade des quarts de finale, le suédois sait qu’il s’agit là probablement de sa dernière chance. Son capitaine Thiago Silva vient récemment de jurer tout faire pour lui permettre de soulever le trophée en Mai prochain.

Mais c’est bien connu ; les grands joueurs savent être présents dans les grands matches. Gageons donc qu’Ibra saura, lui, se montrer généreux et offrira à ses coéquipiers en guise de cadeau d’adieu la LDC à leur palmarès.

Il pourrait ainsi faire taire quelques mauvaises langues et donner raison à son ancien coach Carlo Ancelotti : «Zlatan est le joueur le plus collectif que j’ai entraîné. C’est dommage que les gens ne s’en rendent pas compte. »

PSG-TFC, le temps qui court


Sortis perdants mais grandis de leur match à Madrid, les parisiens retrouvent la Ligue 1 ce week-end. Au menu : le Toulouse Football Club mal en point cette saison. Le TFC, cette équipe contre qui Paris avait glané son deuxième titre de champion en 1994 mais aussi celle qui coûta au PSG l’une de ces célèbres crises hivernales en 2007-2008. PSG-TFC, ou quelques morceaux d’histoire du PSG.

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N’en déplaise à Zlatan Ibrahimovic, le PSG existait avant 2012 et si l’on devait ouvrir un livre d’histoire et conter au géant suédois les moments forts mais aussi douloureux traversés par le club francilien, nul doute que l’on associerait au nom de PSG trois autres lettres : TFC.

Vaincre pour nous

En 1991, lorsque Canal Plus prend les commandes du club de la capitale, les objectifs sont clairs : devenir champion dans les 3 ans. Trois ans à grandir, trois ans d’âpres luttes contre le rival marseillais, beaucoup d’émotions européennes et une pléiade de vedettes sur le pré. Trois ans à attendre cette douce soirée de titre qui arrivera le samedi 30 avril 1994. Face à un TFC indigent cette saison là, et qui connaîtra la relégation en D2, les hommes d’Artur Jorge s’imposeront grâce à un grand classique des années 90 au Parc des Princes : corner de Valdo, tête de Ricardo ! Paris peut jubiler, mais en coulisses, ce club qui n’a jamais voulu ressembler à qui que ce soit décide de tourner la page moustachue en se séparant de son ticket Jorge-Troch accusé d’être trop austère et de manquer de sourire dixit Charles Biétry. Paris engagera Luis Fernandez et mettre 19 ans pour devenir à nouveau champion (oui, ok Coucou Ibra !). Présent sur le pré, brassard de capitaine fièrement accroché à son biceps, Paul Le Guen ne le sait pas encore mais une dizaine d’années plus tard, il retrouvera le Parc des Princes pour un autre PSG-TFC resté dans les mémoires de tous les supporters parisiens.

Seulement pour nos couleurs

Nous sommes en décembre 2007 et le PSG d’Alain Cayzac historique dirigeant du club va mal, très mal. Incapable de gagner le moindre match au Parc des Princes à quelques jours de la trève hivernale, le PSG reçoit donc le TFC. Sur le banc parisien, Paul Le Guen ne convainc pas près de 12 mois après son arrivée. Sur le banc toulousain, Elie Baup s’étonne quelques heures avant la rencontre de constater Pedro Pauleta son ancien goleador bordelais si peu utilisé par l’entraîneur parisien. Le match se déroule un samedi après-midi par un temps glacial. Pour les malheureux supporters parisiens présents ce jour là dans les travées du Parc, difficile de se réchauffer lorsque quelques minutes avant la mi-temps, sur une action à priori anodine, Zoumana Papus Camara (grand ami d’Ibra décidément) ne voit pas la sortie de Mickaël Landreau et d’un coup de tête offre le ballon de but à Johan Elmander attaquant du TFC. Paris est alors au plus bas et devra batailler jusqu’à la dernière journée pour assurer son maintien en compagnie du TFC et aux dépens du RC Lens.

Une toute autre histoire

Quelques années plus tard, en 2015 donc, la donne a de nouveau changé. Paris a grandi et fête bientôt ses 45 ans. Le projet qatari même s’il tarde à se concrétiser sur le plan européen a déjà porté ses fruits à l’échelle nationale. Paris écrase la L1 et de son côté le TFC semble encore parti pour connaître une saison difficile. Ce match très déséquilibré donc devrait permettre à Zlatan Ibrahimovic d’augmenter son avance au classement des buteurs du club parisien et de reléguer un peu plus Pedro Miguel Pauleta au loin. Ce même Pauleta qui avait sa place dans le coeur des supporters parisiens avant le numéro 10 suédois. Un Ibra qui on le sait n’a jamais porté trop d’attention à ses adversaires. C’est bien dommage, à l’heure d’internet, quelques clics lui auraient permis de savoir que deux légendes brésiliennes et son pote Papus Camara sont associés pour toujours à ces six lettres : PSG-TFC …

Paris ou la révolution permanente


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Pour signer un triplé historique, le PSG devra vaincre l’AJA devenue ces dernières années une modeste formation de L2. Il y a douze ans, presque jour pour jour, ces deux équipes s’étaient déjà affrontées en finale de CDF. Et l’AJA de Guy Roux avait eu raison du PSG de Luis plongeant ainsi le club parisien dans une révolution dont il a le secret.

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Verratti, Little Big Man


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Le marathon printanier du PSG a bien débuté avec deux belles victoires pour les hommes de Laurent Blanc contre l’OM et l’ASSE. Cette fin de saison qui s’annonce toujours risquée mais également très excitante pour le PSG ne se fera pas sans un très bon Marco Verratti.

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Quand Lorient éclipse le Parc


Au cours de son histoire, le PSG a connu plusieurs bêtes noires. Citons Nancy, Monaco mais aussi et surtout plus récemment le FC Lorient de Christian Gourcuff. Alors que la trentième journée de L1 débute ce vendredi 20 mars, retour sur quelques confrontations qui ont vu les Merlus plonger le Parc dans une éclipse totale.

Si le PSG veut conserver un espoir de conserver sa couronne, il ne doit plus perdre de temps en chemin. Privé de ses deux brésiliens (D.Luiz et Marquinhos) et en plein ZlatanGate, le club parisien s’apprête à disputer en L1 neuf finales à commencer par la réception d’un club qui l’a souvent contrarié par le passé. Flashback.

1998-1999, Biétry, Denisot et les Guignols

Tout d’abord, plantons le décor. Le FC Lorient a connu l’élite pour la première fois de son histoire en 1998. A cette époque, le jeune technicien Christian Gourcuff qui s’était illustré en D2 se voit approché par Charles Biétry tout nouveau président du PSG. Le quotidien L’Equipe titre même : « PSG, ce sera Gourcuff« . Après de longues discussions, le breton reste finalement au FCL et le PSG choisit Alain Giresse qui « enchante à 101% » son président. Le PSG vient de tourner une page. Denisot (remplacé donc par Biétry) mais aussi les anciens capitaines Raï, Roche, Le Guen pour ne citer qu’eux quittent la capitale. Nous sommes à la fin du mois d’août. La France du football chante encore les louanges des Bleus et le PSG reçoit donc le FCL pour le compte de la quatrième journée de feue D1. Le PSG emmené par son capitaine Marco « Batman » Simone buteur sur pénalty semble contrôler les débats. Au milieu, le mondialiste Okocha régale de ses gris-gris et dans les cages Bernard Lama assure l’essentiel. Alors que le PSG se dirige vers un troisième succès consécutif, Soumah et Pedron (futur parisien) font taire tout un stade. Prélude d’une sale série pour le club francilien face aux merlus. Le lendemain, les Guignols de l’info ne manqueront pas de mettre aux prises Charles Biétry et Michel Denisot.

2006-2007, le retour de Judas

Si l’on excepte la saison 2001-2002 marquée notamment par une victoire du FCL au Parc en 1/4 de finale de coupe de France, le véritable retour des Merlus en L1 s’effectue en 2006. A nouveau drivée par Gourcuff, Lorient se présente au Parc pour la première journée de championnat. Paris mène deux fois au score (1-0 puis 2-1) en première période mais il voit ses plans contrarier par un homme qu’il aurait aimé oublier, Fabrice Fiorèse. Chouchou du Parc le temps d’une saison en 2003-2004, FF quitte la capitale le dernier jour du mercato estival, ce qui fera vomir le malheureux Vahid Halilhodzic. Buteur à deux reprises, l’attaquant lorientais permet à son équipe d’arracher un précieux point jusqu’à ce que Rafik Saïfi (souvent buteur contre le PSG) ne trompe Landreau d’un subtil lob à quelques minutes de la fin. Pour le PSG de Guy Lacombe, la saison débute donc fort mal.

2007-2008, et vogue la galère

Sauve de la relégation à pénultième journée, le PSG attaque revanchard cette nouvelle saison. Après deux matches nuls 0-0, Paris reçoit Lorient avec la ferme intention d’effacer le camouflet subi un an plus tôt. Mais comme en 1998, comme en 2006, le PSG accomplit une bonne première période avant de s’écrouler après la reprise. Ridicule en défense, Paris laisse le duo lorientais Vahirua-Saïfi s’amuser et marquer à trois reprises. 1-3, le score est sans appel et les supporters parisiens comprennent qu’une deuxième saison galère s’annonce pour eux.

2009-2010, Kombouaré démission !

Peut-être l’une des plus mauvaises prestations du PSG ces dix dernières années. Catastrophiques en première période la défense parisienne (Sammy Traoré et Zoumana Camara) explose face à la vivacité du trio Gameiro-Amalfitano-Vahirua. C’en est trop pour un Parc des Princes qui assiste impuissant à la chute de son équipe. Antoine Kombouaré jusque là plutôt épargné est conspué pendant toute la seconde période. Au match aller, pourtant, les fidèles rouge&bleu avaient salué son caractère lorsqu’il avait tenu tête à son homologue breton auteur d’un « tacle » sur Claude Makélélé :

« Gourcuff, il faut lui dégonfler le cigare. J’ai l’impression que ce mec-là est aigri. A-t-il un souci ? Excusez-moi de parler avec mes mots mais ce genre de mec mérite des claques dans la gueule »

2011-2012, la douche froide

Cette année doit être la bonne. Le PSG tout nouveau, tout beau est arrivé. Sur le pré, le club francilien aligne du beau monde avec notamment ses nouvelles recrues Ménez et Gameiro en attaque. Le coup d’envoi est précédé de la présentation en grande pompe de la nouvelle coqueluche du Parc, Javier Pastore. En tribunes, Leo bombe le torse. Son PSG doit tout casser … sauf qu’une fois de plus, Lorient vient gâcher la fête en venant s’imposer 1-0 sous une pluie battante. Gourcuff jubile encore : « Au PSG, on empile les noms. »  Nasser Al-Khelaïfi bafouille : « Normal de perdre … » A.Kombouaré quant à lui sait que ses jours dans la capitale sont comptés.

2012-2013, un sauveur nommé Ibra

Pour la troisième fois en sept ans, le PSG débute sa saison au Parc contre sa bête noire. Encore renforcé avec notamment les arrivées conjuguées de Zlatan et Lavezzi en attaque, le PSG d’Ancelotti se sent plus fort. Hélas, le Parc est vite refroidi. Sur un contre lorientais, Maxwell s’emmêle les pinceaux et Paris est rapidement mené au score. Peu avant la pause, Aliadière slalome dans une défense parisienne terriblement apathique et double la mise. Il faudra l’intervention divine du géant Zlatan pour permettre à Paris d’éviter la défaite. Score final 2-2.

Etonnant bilan donc pour Paris face à Lorient au Parc en L1 (3v, 2n, 5d) alors que dans le même temps, le PSG a de bonnes stats au Moustoir (6v, 3n, 2d). L’explication, s’il doit y en avoir une réside sans doute dans le fait que Lorient est une équipe très à l’aise à l’extérieur grâce à un jeu rapide et souvent basé sur le contre. Pour Paris, pas d’alternative, le rêve d’un triplé national historique passe par une victoire contre les coéquipiers de Jordan Ayew. Gageons que la ville lumière ne connaîtra pas plus d’une éclipse en ce vendredi 20 mars.

Mourinho-Ibra, après moi le déluge


La bataille de Londres aura donc lieu demain soir à Stamford Bridge entre un Chelsea sûr de sa force et habitué à ce doux parfum européen et un Paris qui rêve d’enfin devenir plus grand. Ce match mettra immanquablement aux prises deux des plus beaux melons du football mondial : José Mourinho sur le banc des Blues et Zlatan Ibrahimovic à la pointe de l’attaque parisienne. Analyse de ces deux phénomènes. Lire la suite

Maxwell, la gauche caviar


maxwell

Au PSG, s’il est un homme qui ne déçoit jamais, c’est bien lui. Aussi classe que discret,  il fait désormais partie des cadres de l’équipe parisienne. Pour atteindre ses objectifs, c’est certain, Paris aura besoin d’un très bon Scherrer Maxwell. Lire la suite

Paris, l’empire du milieu


Le PSG connaît actuellement un regain de forme dans le sillage de son monstre de capitaine Thiago Silva. Cependant, l’animation offensive connaît encore quelques retards à l’allumage, la faute à un milieu de terrain moins travailleur, moins précis, moins bagarreur. L’entrejeu était pourtant la richesse première du PSG de Blanc la saison dernière. Décryptage. Lire la suite