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Euro 2016 : bilan des phases de groupe


Les matchs ont été nombreux lors des phases de groupe de cet Euro, en raison de l’élargissement de la compétition à 24 équipes. Nous les avons tous regardés pour démontrer les équipes et les individualités qui nous ont plu, les plus surprenantes mais aussi les plus décevantes. Bilan.

 

On a aimé

 

L’Italie a été la première grande sensation de cet Euro. Après une semaine de matchs d’Euro peu emballante, où même les favoris ont eu des difficultés, la Squadra Azzura a su faire ce qu’elle sait faire depuis toujours : surprendre tout le monde. Grâce à son noyau dur Lire la suite

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Belgique – Italie = 104 €


Type du résultat : Match nul, score 1-1

Cote : 5.20

Misez 20 €,  gagnez 104 € !

Bonus :

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L’Italie va vous surprendre à l’Euro 2016, voici pourquoi …


1er juillet 2012, l’Italie se hisse jusqu’en finale de l’Euro à la surprise générale. Quatre ans plus tard, les paramètres sont les mêmes : l’Italie compte des joueurs importants indisponibles, le sélectionneur n’a toujours pas trouvé d’équipe-type et les experts ont de suite rayé cette équipe de la liste des favoris pour l’Euro 2016. Pourtant, l’Italie peut vraiment réitérer un exploit européen.

 

Le dernier championnat d'Europe remporté par l'Italie date de 1968

Le dernier championnat d’Europe remporté par l’Italie date de 1968

 

Une sélection très intéressante

 

Analysons les composants importants de l’équipe, en commençant par le sélectionneur, Antonio Lire la suite

Ne dites plus Jupiler Pro League, mais Kronenbourg Ligue !


En Belgique, on parle peu de fair-play financier. Parce que les clubs n’ont de toute façon pas les moyens pour s’y trouver confrontés ! On ne s’attend donc pas à voir les clubs sortir des sommes à huit chiffres pour faire venir des noms et des vedettes dans un championnat qui, il faut bien l’avouer, ressemble de plus en plus à une Ligue 2 aux accents des Balkans ! Petit retour sur la fin de mercato au plat pays de la bière et des moules-frites ! Lire la suite

La Jupiler Pro League en version Light ?


Il y a un mois, la célèbre phrase de Gary Lineker lancée au soir de la victoire allemande de 1990 s’est répétée : « Le football est un sport simple, où 22 joueurs courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin ce sont les Allemands qui gagnent. » Le but de Mario Götze a en effet propulsé la Nationalmannschaft vers sa quatrième étoile, de même qu’elle a sonné le début de vacances bien méritées pour la planète foot !

Mais un mois et un jour plus tard, les compétitions nationales ont déjà repris un peu partout sur la scène européenne, notamment en Belgique. Auréolé de la présence de son équipe nationale en quart de finale de la récente Coupe du Monde, le football belge a désormais le vent en poupe. Cela a notamment eu pour incidence de voir certains championnats plus huppés venir saigner la Jupiler Pro League en la rendant exsangue de ses meilleurs joueurs. Le meilleur buteur Harbaoui parti au Qatar, la plus belle promesse du championnat, Batshuayi, parti à l’OM, le meilleur passeur Hazard (le frère) à Mönchengladbach, le mercato belge a surtout fait sensation dans un seul et même sens. Mais c’était sans compter sur la signature toute récente de Steven Defour à Anderlecht, lui qui avait autrefois fait les beaux jours du grand rival le Standard avant de tenter l’expérience à l’étranger et Porto.

Avec cette arrivée qualifiée ni plus ni moins de « transfert du siècle » par le président du Sporting, Anderlecht semble mieux armé encore que la saison dernière pour briguer les lauriers. Et quand on sait que la saison passée, pourtant synonyme de transition, est tombée au final dans l’escarcelle des Mauves et Blancs, comment ne pas faire de Defour et ses nouveaux coéquipiers les grands favoris au titre ?

Surtout qu’en face, la concurrence ne semble pas (encore) avoir su profiter du mercato pour venir titiller le géant de la capitale. Si le Club Brugge mise sur la continuité et la vision de Michel Preud’Homme pour faire vaciller le champion en titre, le Standard de Liège, l’autre Grand du championnat, a littéralement perdu ses meilleurs joueurs : Batshuayi, Ezekiel, Kanu, Oparé et Vainqueur partis (en attendant Ciman ?), les supporters grondent déjà face à l’absence d’arrivées pour compenser les départs. Seul Tony Watt et Jeff Louis, l’un qui sort de quelques bons matches avec le Lierse, l’autre qui provient d’une modeste formation de Ligue 1, semblent tenir la route côté renforts.

Derrière les trois grands, la question sera à nouveau de savoir quelles autres formations parviendront à se hisser au sein des P.O.1. Genk ayant perdu la confiance, Lokeren son buteur et Zulte-Waregem ses cadres, la chasse aux précieux sésames est ouverte ! La Gantoise et ses multiples transferts ou Malines en quête de renouveau pourraient en profiter.

Le début de saison en fanfare du promu Westerlo semble augurer de belles choses du côté du Kuipje, tandis que l’effet inverse se dessine progressivement au Stade du Pays de Charleroi, où les Zèbres ont raté leur départ avec un 0 pointé en trois rencontres. Le Cercle de Bruges et Waasland-Beveren tenteront encore d’obtenir leur maintien le plus tôt possible, objectif qui sera évidemment celui de Mouscron. Le club satellite du LOSC ayant obtenu la montée alors que tout le monde voyait plutôt Eupen ou Saint-Trond rejoindre la D1 possède des joueurs de qualité mais qui manquent grandement d’expérience à ce niveau. Le maintien serait en soit déjà une belle réussite.

De maintien, on espère ne pas devoir en parler du côté de Courtrai, qui a perdu son coach à succès durant l’entre-saison, du Lierse, où Menzo semble peu à peu trouver l’équilibre entre les jeunes de l’académie, les Egyptiens de Wadi Degla et les Africains du noyau, et d’Ostende, où le nouveau président Marc Coucke semble prêt à ouvrir le portefeuille afin de garantir à ses ouailles une place confortable en milieu de tableau.

Après trois journées, Anderlecht trône déjà seul en tête, tandis que l’autre Sporting, celui de Charleroi, semble déjà à la traîne. Bruges, Gand et le Standard se positionnent en haut de tableau, alors que Genk ne parvient pas à sortir d’une crise toujours plus grande au gré des matches. Mais quoiqu’il arrive, ce ne sera qu’en avril que la « vraie » compétition débutera, celle des play offs. Ah, ces chers play offs …

Les Diables Rouges : l’efficacité pour répondre aux critiques


Douze ans ! Douze ans que la Belgique attendait de pouvoir vibrer à nouveau derrière son équipe de football à l’occasion d’un grand tournoi international. Et dire que le triple succès des Diables Rouges, a été accueilli en triomphe par la population, relève de l’euphémisme !

Pourtant, le jeu proposé par les Belges a fait naître de nombreuses critiques. Que cela soit Pierre Ménès critiquant les choix du sélectionneur fédéral Marc Wilmots dans l’Equipe ou les supporters brésiliens faisant part de leur mécontentement durant les matches, nombreux sont en effet ceux qui n’ont pas, au contraire de la nation belge, vibré pour Hazard, Kompany et les autres.

Mais au pays, on préfère se moquer des critiques en argumentant par d’imposantes statistiques et d’implacables constats :

  • En réalisant un 9 sur 9, la Belgique est l’un des quatre uniques participants à avoir gagné ses 3 matches de poules. Les autres sont les Pays-Bas, la Colombie et l’Argentine. Une référence ?
  • Avec ce 9 sur 9, toujours, la génération dorée des Diables a marqué à jamais l’histoire du football national en réussissant pour la première fois de son histoire à gagner ses 3 matches de poule en phase finale de Coupe du Monde.
  • Outre un pénalty totalement idiot offert par Vertonghen face aux Algériens, Thibaut Courtois n’a jamais paru en difficulté et a tout arrêté, faisant de la défense la Belge la co-meilleure du tournoi.
  • Sur les 4 buts inscrits par les Diables Rouges, 3 sont venus du banc (et le quatrième est une reprise sur une frappe d’un joueur à nouveau venu du banc). De quoi prouver que les changements tactiques de Wilmots sont jusqu’ici, et contrairement aux affirmations de certains, judicieux.
  • Aucun joueur n’a souffert de crampes ou paru finir un des trois matches sur les rotules. Marc Wilmots l’a d’ailleurs affirmé : « Nous sommes physiquement et mentalement prêts et frais pour la suite de la compétition. »

Et s’il est vrai que la Belgique n’a pas affiché le plus beau jeu, elle peut se targuer tout de même d’avoir passé le premier tour dans un groupe où, probablement surcotée, était considérée comme l’épouvantail. Du coup, lors de son premier match, elle s’est retrouvée aux prises avec une équipe d’Algérie refusant complètement le jeu et se retranchant à onze dans ses 35 derniers mètres une fois le pénalty inscrit.

Ensuite, face à la Russie, là encore les Belges ont affronté une équipe bien organisée qui, il est vrai, s’est créée quelques occasions contrairement aux Algériens. Mais deux accélérations en fin de partie ont suffit pour apporter la victoire dans le camp des Diables.

Enfin, face à la Corée du Sud, l’équipe expérimentale (8 changements par rapport au match face à la Russie) réduite à dix juste avant la mi-temps s’en est sortie sans jamais paraître puiser dans ses réserves et malgré un jeu dur des Coréens toléré par un arbitrage plutôt laxiste.

En d’autres termes, sans avoir il est vrai affiché leur meilleur visage, ou en tous les cas leur plus beau, les Diables Rouges ont parfaitement négocié de premier tour de compétition. Et tout le monde ne peut pas en dire autant. Demandez à l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre ou le Portugal, voire, dans une moindre mesure, aux Ivoiriens, aux Croates ou aux Ghanéens ce qu’ils en pensent …

La Grèce, sans non plus bien jouer, s’est elle aussi qualifiée pour les huitièmes de finale, confirmant qu’une Coupe du Monde ne se joue pas avec le beau jeu, mais avec de l’efficacité. On ne joue pas une Coupe du Monde, on la gagne ! Rien ne sert de calculer, spéculer, ou de foncer tête baissée. La Belgique a jusqu’ici, à défaut de spectacle, fait preuve d’un incroyable contrôle des événements et des circonstances. Une maîtrise tactique évoluant selon ses adversaires.

Et puis doit-on rappeler qu’en 2010, l’Espagne avait gagné ses quatre derniers matches sur le score de 1-0 avant d’être sacrée championne du Monde ?